EMPLOI DES POINTS PRINCIPAUX DE FUITE ET DE DISTANCE
avec une bande de papier on portera les largeurs, prises sur l’épure, en xa'b'c surlabase du petit tableau. On mènera les fuyantes pa', pb', pc' et on aura en XA', B', C' sur la base du grand tableau les largeurs amplifiées dans le rapport voulu.
(c) Mise en profondeur. — L’échelle des profondeurs a toujours pour perspective Xp. On prendra sur l’épure, et avec la bande de papier, les profondeurs xa , xb , xc, . . . (épure). On se gardera bien de les tripler , et on les reportera en largeur à partir de X, en Xa", b", c", ..., exactement comme tout à l’heure.
En réalité, on n’a donc là que les tiers des profondeurs.
Mais prenons aussi la distance PO (épure) et sans l’amplifier, reportons-la sur le tableau de P en D/3. Le point D/3 ainsi obtenu ne nous donnera en réalité que le point 1/3 de distance du grand tableau.
Enfin joignons les points a", b", c", ... au point D/3, nous obtenons avec l’échelle des profondeurs les mêmes recoupements a, b, c, ... que si nous avions triplé les profondeurs de l’épure et, aussi, triplé la distance.
En effet: la ligne du tableau a"D/3 est une ligne de resection 1/3; on a donc, dans l’espace : aX = 3 fois Xa"
§ III. — Emploi des points accid
147. Perspective d’un plan régulier, ne se présentant pas de front. — Emploi de lignes dominantes.
Le plus ordinairement, lorsque l’on fait la perspective d’un édifice ou d’un fragment d’architecture (voir le plan d’escalier, fig. 203), les points sont distribués sur des directions déterminées que nous nommerons les dominantes du dessin. Souvent aussi il y a deux dominantes perpendiculaires entre elles et, comme on évite de donner des vues faites complètement sur l’angle, il y aura, presque toujours, une de ces dominantes dont le point de fuite sera accessible.
On prendra cette dominante comme direction des profondeurs obliques et on fera les tracés en se servant de ces profondeurs obliques comme nous venons de le faire avec les profondeurs principales.
Soit à mettre en perspective un plan d’escalier (fig. 203). Le tableau est en xy (épure). Gomme dominantes je prends les lignes auxquelles répondent les lettres a, b, c, d, parce que leur point de fuite f est dans les limites du cadre. Je vais mettre en perspective les points 1, 2, 3, 4 situés sur la ligne a.
J’abrège la description des opérations.
1° En hh'xy (fig. 204) je construis le petit tableau à la grandeur de celui de l’épure ;
2° Je reporte f sur la ligne d’horizon ; je joins fx, fy et j’inscris en XY entre ces lignes prolongées le grand tableau à la grandeur qui me plaît ou qui m’est imposée par les
et comme Xa" était 3 fois trop petit, Xa., qui est 3 fois plus grand, est bien à la profondeur voulue.
On achève ensuite en menant les lignes de front, comme dans le cas précédent.
(d) Remarques. — 1° L’amplification n’a compliqué en rien les tracés. Elle n’a eu pour effet, heureux, que de ramener le point de fuite auxiliaire D/3 dans les limites du cadre, ce qui est très important.
2° On aurait pu donner au tableau XY une grandeur quelconque, celle qui plairait. Le rapport d’amplification pourrait être aussi compliqué que l’on voudrait, même incommensurable, les constructions seraient toujours aussi simples.
3° On a employé ici des fuyantes principales ; l’échelle des profondeurs était perpendiculaire au tableau. On va montrer, dans l’exemple suivant, l’avantage qu’il y aurait, dans certains cas , à se servir de profondeurs obliques et des points de fuite accidentels qui correspondent à la direction de ces profondeurs obliques.
4° Toutes les fuyantes se tracent par règles pivotantes (fig. 201).