Méthode des réseaux perspectifs dits: régulateurs
Le procédé quenous allons indiquer n’est qu’approximatif. On l’emploie surtout quand on dessine d’après nature ou lorsque l’on fait des perspectives très grandes, comme dans les décors de théâtre.
On voit (fig. 210) sur la feuille de dessin : 1° la ligne
Fig 210
d’horizon hh', qu’il ne faut jamais oublier d’indiquer, presque avant toute autre, même quand on dessine d’après nature, et, 2° une ligne fuyante AB, qui a été établie soit par l’observation, soit par une épure, mais que nous admettons comme étant parfaitement juste.
une sculpture. Nous devons aussi, lorsque nous dessinons un objet en relief un peu compliqué, imaginer des sortes d’épannelages simples (ce que les peintres appellent les masses ), serrant d’aussi près que possible cet objet, mais plus faciles que lui à voir et à mettre eu perspective soit par l’observation directe, soit par la perspective générale.
Imaginons que l’on prévoie un grand nombre de fuyantes à faire passer par le point de fuite inaccessible , de AB. On s’y préparera enexécutant d’abord, très légèrement, le réseau
de lignes indiqué en II, 2 2, 3 3 et obtenu de la manière
suivante :
1° On mène la verticale A a, et on la partage, à 'partir de l’horizon , en 4 ou 6 parties égales (peu importe le nombre).
Néanmoins la division en 2, 4, 8 parties égales est plus
commode que toute autre, surtout quand on dessine d’après nature et sans compas, parce qu'elle peut se faire à l’aide d’une bande de papier que l’on replie 2, 4 ou 8 fois sur ellemême.
2° On fait de même pour laverticale B b et on joint ensuite les points de division.
On prolonge même les divisions de l’autre côté de la ligne d’horizon, en 3', 2' si cela est nécessaire.
Ces lignes fuient, évidemment, au point inaccessible, d’après la théorie des lignes proportionnelles ;
3° Si maintenant l’on a, par un point M, qui n’est pas sur une des lignes précédentes, à mener une fuyante MG? on la trace facilement alors en se guidant sur les deux lignes du réseau qui sont aux environs. On fait en sorte que la ligne MG, que l’on trace, partage dans un rapport constant l’intervalle des lignes du réseau qui lui servent.de guide. Le coup d’œil suffit pour cela.
Dans beaucoup de dessins, nous aurons des fuyantes dans un sens AB, et d'autres dans un autre sens AC. On appliquera le procédé dans les deux cas.
Ce réseau auxiliaire sera, bien entendu, tracé très légèrement au crayon ou au fusain et effacé une fois le dessin terminé.
Les peintres décorateurs de théâtre font un usage constant de ces réseaux perspectifs. Avec eux nous leur donnerons le nom de régulateurs.