Applications
(a) Continuer, sur une roule, un tracé d’arbres (fig. 207). — Ordinairement, ce problème se présente quand on dessine d’après nature.
Fig. 207
Par exemple : Sur une route horizontale fuyante abf , on a dessiné d’après nature les deux premiers arbres, a et 6, d’une rangée et on veut en dessiner d’autres de manière à être certain qu’ils soient tous également espacés.
A cet effet : 1° on mène une ligne de front quelconque oib' ; 2° on prend un point de fuite quelconque g sur l’horizon ; 3° on mène les fuyantes ga et gb répondant aux deux premiers arbres, ce qui donne sur la ligne de front un premier segment a'b' ; 4° on reporte ce segment en 1, 2, 3, autant de fois que l’on veut d’arbres à la suite, et 5° joignant 1 g, 2 g, 3 g, on a, par recoupement, en cde , les pieds des arbres demandés.
Fig. 208
(b) Continuer sur un mur (fig. 208) un tracé amorcé de fenêtres et de trumeaux — La première fenêtre est AB; le trumeau qui vient ensuite est BC. On demande de dessiner à la suite deux fenêtres et deux trumeaux identiques.
Il est inutile d’expliquer le tracé indiqué en a'ô'1'2' sur une ligne de front : il est analogue au précédent.
(c) Prendre le milieu d’une horizontale fuyante . — La même figure montre comment, sur la gauche, on a trouvé la verticale S1J qui, passant par faite du mur de gauche, contient le sommet S du pignon.
On voit deux méthodes indiquées :
Dans la première on a cherché en I comme ci-dessus le milieu perspectif de la fuyante MN ;
Dans la seconde on a mené les diagonales ?»N et nM du rectangle de l’espace mnNM et leur croisement J donne un point de l’axe cherché.
( d ) Nota — Sur le dessin ci-contre les deux droites mn et MN doivent fuir à un même point inaccessible de la ligne d’horizon (Problème résolu au paragraphe suivant).
154. Fréquence de fuyantes dont le point de fuite est inaccessible.
11 arrivera très souvent que des fuyantes auront leur point de fuite inaccessible, c’est-à-dire situé en dehors des limites de la feuille d’épure ou de la toile dont on dispose. 11 faudra néanmoins savoir les tracer en aussi grand nombre qu'il sera nécessaire et il est très important de connaître pour cela des méthodes simples, expéditives et ne surchargeant pas le dessin.
Fig. 209
Pour fixer les idées, prenons un exemple (fig. 209). Ce que nous allons dire s’applique aussi bien à des horizontales du géométral, qu’à des horizontales quelconques hors du géométral.
Supposons que nous ayons mis en place, soit par les méthodes exactes, soit par l’observation directe en dessinant d’après nature, la masse d’un fragment de corniche. Sa boite d’épannelage (et par abréviation sa boite ) (I) est ici un
(1) On nomme épannclage , en construction, ia masse de pierre simplement dégrossie, mais en général taillée sous forme d’un solide géométrique simple, dans laquelle le sculpteur viendra plus tard faire apparaître une moulure ou
PERSPECTIVE DIRECTE, SANS LES POINTS PRINCIPAUX
parallélipipède rectangle que nous supposons exactement dessiné en ABCD, A'B'C'D' et nous avons seulement figuré la perspective du profil Al, 2, 3, 4, 5, etc situé dans la face antérieure ABCD de la masse.
Nous pouvons, et même nous devons, à partir de ce moment, achever le dessin, presque sans regarder le modèle qui pose ou sans revenir à l’épure géométrale.
11 nous faut : 1° par les points 1, 2, 3... du profil déjà dessiné, mener des fuyantes qui convergent avec AA' ou BB' en un point de fuite, très souvent inaccessible, situé sur la ligne de l'horizon, et 2° déduire le profil, inconnu, dans la face A'B'C'D', du profil, connu, dans la face ABCD.
Occupons-nous immédiatement de cette seconde partie, et supposons que nous sachions mener les fuyantes ; nous
indiquerons tout à l’heure divers moyens pour cela :
1° Je projetterai en l'2'3' les points 1, 2, 3, 4 du
profil connu sur la base CD du rectangle d’épannelage qui le contient et qui est en avant; 2° je ramènerai, par des
fuyantes, ces points en 1"2"3" sur la base C'D' de l’autre
rectangle ; 3° je remonterai de ces points, par des verticales,
en 1, 2, 3 sur les fuyantes déjà tracées dans l’espace, et
4° je ferai passer le second profil par ces points.
N’insistons pas sur cette partie de la question, car nous donnerons plus loin un moyen très précis et très rapide pour tracer perspectivement, dans un rectangle d’épannelage connu, un profil donné de moulures. (Voir plus loin emploi des échelles divergentes, perspective des moulures.) Revenons au tracé des fuyantes.
§ II. — Tracés de parallèles ayant des points de fuite inaccessibles