OMBRES PORTÉES SUR PLUSIEURS PLANS DE FRONT — RESSAUT DES OMBRES
13. Ombre portée par l’arête verticale d’un mur (ou d'un pilastre) sur des moulures parallèles à la ligne de terre
(ûg. 23 et 26).
(a) Décrochement de I.' ombre. — La ligne d’ombre reproduit, en sens inverse, le profil même de la moulure. — On peut donc, sans se servir d’un plan ni d’une coupe et, si l’on
Fig. 25 Fig. 26
connaît seulement le profil de la moulure et, en plus, le reculement d’une seule génératrice, tracer la ligne d’ombre (fig. 25 et 26).
La coupe (fig. 26) donne en 1 ,2, 3, 4, 5,6 le profil de la moulure. La saillie de l’arête en creux 1, en arrière de la ligne verticale NR, qui porte ombre étant connue, permet de tracer en abcd... en prenant a comme point de départ, le profil de la moulure, copié sur celui de la coupe. (Il serait donc inutile de tracer cette coupe).
C’est l’ombre géométrique portée par la ligne Nil sur la moulure. On nomme cette courbe le décrochement de l’ombre. 11 y a sur ce décrochement des lignes inutiles et il y manque les ombres propres des divers cylindres qui constituent les éléments de celte moulure, ainsi que les ombres que ses différentes parties portent les unes sur les autres, et que l’on nomme les ombres autoportées.
[b) Ressaut de l'ombre. — On complète de la manière suivante : On mène par tous les points limites tels que d. . . , que nous nommerons des points limites anguleux , des rayons qui font ressauter l’ombre de d en di. Par d{ passe une des ombres portées dud^ par la moulure sur elle-même ; c’est ce que l’on nomme une ombre autoportée.
2° On mène les tangentes à 43° aux points tels que p et g , ce qui donne les points de perte ou points limites tangentiels (par opposition à points limites anguleux) et fournit en même temps les points de départ des lignes d’ombres propres.
3° Ces tangentes prolongéesen pv et en q{, jusqu’à leurs rencontres avec le profil tracé à priori pour le décrochement,
donnent en et cp d’autres ombres portées par la moulure sur elle-même.
14. Ombre portée par un larmier fronto-horizontal, suides moulures verticales.
On voit (fig. 27) un autre exemple du décrochement et du ressaut des ombres. C’est l’ombre portée par un larmier, M'N', parallèle à la ligne de terre sur une série de moulures verticales (baguette, filets, talon. . .).
Fig. 27
Le profil de la moulure est reproduit, à priori , en abde..., etc. ; c’est le décrochement de l’ombre; on sépare ensuite les points limites anguleux , b,d... et les points limites tangentiels à 45° p,g... ; on achève comme ci-dessus, après avoir fait ressauter ces points limites tangentiels ou points de perte, en pt et q qui sont les pornos de brisure.
Les points de brisure p,,qi servent de départ aux ombres autoportées.
15. Ombre portée par une droite verticale sur un plan parallèle à la ligne de terre (fig. 28).
C’est un cas particulier du problème précédent.
L’ombre est une droite c'a\ , inclinée sur l’horizontale du
Fig. 28
même angle a que le plan fait avec le plan horizontal, et commençant en c' à une distance b'c' du pied de la droite, égale à la saillie de ce pied, en avant de la trace horizontale du plan.
OMBRES USUELLES — OMBRES PORTEES SUR DES PLANS DE FRONT
§ III. — Applications a l’architecture