Règle évidée (fig
(a) Construction de la règle. — Sur une feuille de papier
Fig. 212 Fig. 213
bien résistant on trace deux droites parallèles AB et ab. On divise la première AB en parties égales (100 par exemple), que Ton numérote comme un décimètre divisé et on joint les points de division à un sommet O par des lignes très
finement tracées à l’encre de Chine. Cela fait : on découpe dans la feuille des évidements, ou fenêtres, tels que M, N, P
dont les bords a' b' — a" b" , que nous nommerons des
cadres, soient bien parallèles à AB. On obtient ainsi, sur la même feuille, un certain nombre (ici huit) de graduations proportionnelles, ab, a'b'.. .. AB...
(b) Son usage. — Soient (fig. 213) deux lignes initiales H et G convergeant en un point de fuite inaccessible et soit M le point de départ d’une fuyante à mener à ce point inaccessible. 1° On place la règle évidée de telle sorte que l’un de ses cadres passant par le point M, deux repères de ce cadre, aetè (de préférence ses deux extrémités), s’appuient sur les lignes initiales et on lit le numéro de la graduation qui répond au point M. — 2° On déplace l’appareil, parallèlement à lui-même, jusqu’à ce que les deux repèreshomologues a! et b' d’un second cadre viennent s’appuyer aussi sur les lignes initiales H et G et sur le second cadre ainsi placé on marque en M' l’homologue du point M. Il ne reste plus, ensuite, qu’à tracer MM'.
(c) Nota : Le parallélisme du second cadre a'b' par rapport au premier ab peut s’obtenir à vue d’œil, ce qui est généralement suffisant dans la pratique. Si on veut le réaliser rigoureusement la figure 213 montre comment, en faisant glisser une équerre EE' sur une règle D et, en déplaçant la règle évidée de R en R' sur l’équerre, on peut arriver à inscrire le second cadre a'b' entre les deux droites initiales H et G.