‹ Traité de perspective linéaireChapitre 129 sur 287 · Remarque générale · texte numérisé non relu

Remarque générale

Nous ne saurions trop conseiller aux dessinateurs de s’exercer à employer les délinéateurs de convergence et surtout les trirégles. Avec l’aide des instruments très simples que nous avons décrits on dessine aussi facilement et aussi rapidement des fuyantes que l’on trace des parallèles avec un té ordinaire lequel, d’ailleurs, n’est qu’un cas particulier du té-brisé. Je constaterai, avec M. Guichard, que bien des artistes (peintres ou architectes) hésitent à faire, de leurs compositions, les perspectives qui seraient soit les plus favorables à l’aspect d’un tableau soit les plus confor-

mes aux conditions dans lesquelles seront placés les édifices une fois bâtis. Gela tient à ce que ces perspectives devraient , le plus souvent, pour satisfaire à ces exigences avoir leurs points de fuite, les plus importants, situés en dehors de l’épure et que, dans ce cas, les tracés anciennement connus pour mener des fuyantes étaient extrêmement compliqués, fastidieux et encombrants. C’est pour la même raison qu’ayant à figurer les ombres, soit au flambeau, soit au soleil et craignant des points de concours inaccessibles, ces mêmes artistes choisissent la source de lumière dans les limites du cadre, ce qui, le plus souvent, ne produit pas les effets d’ombre et de lumière qui seraient les plus avantageux pour l’etïet à produire. Avec les instruments que nous avons décrits ces difficultés n’existeront plus et le dessinateur, ayant grâce à eux, toute facilité de travail, ne craindra plus de choisir les données perspectives (spectateur et source de lumière) qui seront les meilleures ou les plus vraies.

Il n’est pas jusqu’à celui qui dessine à vue, soit un paysage soit un fragment d’architecture, qui n’ait intérêt à avoir dans son carton un ou deux des tés-brisés dont nous avons donné le modèle (ûg. 222), mais à la condition qu’il ait bien appris à les manier et qu’il n’en fasse pas l’apprentissage au moment de s'en servir. Combien de personnes, en effet, avons-nous vu critiquer ces instruments pour cette raison qu’au bout de cinq minutes elles ne savaient pas encore parfaitement s’en servir!

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