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Perspective de front d’un carrelage

(a) L’épure (lig. 231). — On voit en O, la projection horizontale de l’oeil de l’observateur (ou point de vue ) ; et en

XOY l’angle optique (1). Le carrelage se trace dans l’intérieur du rectangle AMNE, et le tableau XY est parallèle au côté AE de ce rectangle ; c’est pourquoi la perspective est dite : de front.

[b) Le petit tableau (lig. 232). — On dessine d’abord le petit tableau hh'xij. On a pris xy (tableau) = XY (épure) et la hauteur d’horizon (, xh , ou y h') a été choisie à volonté (ici

(I) Cet aagle est trop grand pour le bou effet futur de la perspective.

Nous l’avons pris ainsi, afin que le point O soit dans les limites de la feuille. Nous dirons tout à l’heure ce que devrait être l’angle optique et comment, par un retournement du point de vue, on pourrait faire rentrer ce dernier dans les limites de la feuille d’épure.

30%). — Le point principal est en p au milieu de la ligne d’horizon et on a porté, à gauche et à droite, en pD/5, la distance principale (ici 6im), ce qui a donné les points de distance entière du petit tableau. Ils deviendront des points de distance réduite pour le tableau amplifié et la réduction de distance sera précisément l’inverse de l’amplification du tableau. Ainsi nous voulons, en XY, amplifier 5 fois le tableau, les points obtenus seront donc les points D/5 (1/5 de distance).

(b) Le grand tableau. — Nous menons les fuyantes extrêmes de base px et py (nous les nommerons les glissières), et nous les recoupons en XY, à une largeur qui pourrait être quelconque, mais que nous avons prise égale à 5 fois xy. (Tableau quintuplé.)

(c) Mise en largeur du grand réseau (Epure). — Le dessin est combiné de telle sorte que la connaissance des points de largeur A, B, G, E, et des points de profondeur, AGIKLM, entraîne celle de tous les détails. Dès lors : 1° avec la bande de papier (épure) on prend les largeurs Xa'b'd'e' Y ; 2° on les reporte (petit tableau) en xa'b'e'y ; et 3° on mène les fuyantes principales pa', pb' ...

(d) Mise en profondeur du grand réseau. — Sur une bande de papier nous portons(épure) les profondeurs Xa-g-i-k, l,m, et (grand tableau) nous les reportons en largeur sur la base du grand tableau en Xa"-g"-i"-k"-l"-m".

Nous joignons les points ainsi obtenus au point D/5 de gauche et par recoupements avec la glissière Xp, que nous prenons ici pour échelle des profondeurs, nous obtenons les perspectives a, c,i. . .

Il ne reste plus qu’à mener des lignes de front par ces points pour obtenir tous les points du grand réseau.

(e) Détails. — Les détails s’achèvent ensuite facilement en les observant sur l’épure, et en les copiant ensuite sur la perspective que l’on vient de mettre en place dans son ensemble.

(f) Lavis et perspective aérienne. — On placera sur les carreaux les teintes de couleur que l’on voudra : mais il sera bon de faire un effet de perspective aérienne en donnant plus d’intensité aux teintes de premier plan (v. 2epartie).

REPRÉSENTATION DE FIGURES GÉOMÉTRIQUES

II sera bon, également, de donner au trait le caractère perspectif, c’est-à-dire de le dessiner en l’amincissant au fur et à mesure qu’il s’éloigne.

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