Perspective d’une colonne prismatique
(a) Données. — Le motif proposé appartient à la collection composée par M. Chipiez. Il reproduit un fragment de colonne du tombeau de Beni-hassan (Egypte). L’épure
Fig. 286
(fig. 286) donne l’élévation et le plan ; elle fait connaître en xy la position du tableau et celle de l’angle optique. En 0/2 on a fait une réduction à moitié et un retournement du triangle optique de sorte que /?0/2 donne la demi-distance à l’échelle de l’épure.
On s’imposera, comme pour l’exemple précédent, de donner une vue par dessous et l’horizon sera placé aussi bas que le permettra la feuille de papier.
(b) Le géométral plafond. — 1° On trace en hh'x'y’ le petit tableau ; mais on remarquera que le bord x'y' est placé audessus et non plus au-dessous de l’horizon. On dit que le géométral est plafonnant. On le nomme alors un plafond.
2° En menant les glissières px' et py', on en déduit, en IIH'XY, le grand tableau ; il est ici, exactement, quatre fois plus grand que le petit tableau. Sur l’épure on prend la longueur pO/2 ; on la double et on porte (tableau) cette longueur doublée de p en D/4 sur l’horizon.
3° On suppose que le plafond XY coïncide avec le dessus du chapiteau ; on s’en sert comme d’un géométral terrestre et on obtient, en utilisant les quarts de profondeur, Ya", a", b", c " et le point quart de distance D/4, la mise en place ABCD du rectangle perspectif qui constitue le dessus du chapiteau.
(c) Perspective de l’élévation. — 1° Sur le côté droit, en
PERSPECTIVE DES ELEVATIONS
YH' on porte en I, II, III les niveaux des enrayures en les prenant sur l’épure et en les quadruplant.
2° On en déduit en KEFG la base inférieure de l’abaque du chapiteau et en divisant perspectivement les lignes
KE et GM comme l’indique géométralement l’épure on en déduit le carré perspectif RLMN et sur l’enrayure n° II, audessous, le carré perspectif ZSTU. On mène les diagonales de ce dernier et on en déduit l’axe 00' de la colonne.^
3° Pour obtenir la colonne on trace sur les mêmes diagonales ZT et US un second carré perspectif répondant à celui dans lequel (épure) est inscrit l’octogone, et ensuite, dans ce carré perspectif l’octogone lui-même. Cela revient
toujours, en dernière analyse, à diviser perspectivement des lignes droites dans un rapport donné.
4° Pour linir, dans l’enrayure n° III, on cherche de la même façon, d’abord le carré du bas, puis ensuite l’octogone