‹ Traité de perspective linéaireChapitre 160 sur 287 · Perspective de denticules · texte numérisé non relu

Perspective de denticules

(a) Données. — Les figures 283 et 284 donnent, à l’échelle de 0m,06 pourl mètre, le plan, l’élévation et le profil de trois

denticules du Temple de Castor et Pollux, à Rome. Ce frag

Fig. 283

Fig. 284

ment fait partie de la collection des modèles officiels français

Fig. 285

Les denticules appartiennent généralement à des corni- | ches et, par conséquent, sur le monument, ils sont vus par

APPLICATIONS

dessous ; on se propose de donner une perspective qui fasse apparaître ce fragment dans ces mêmes conditions optiques; nous obtiendrons alors ce que l’on nomme une vue de dessous (1) :

On voit (fig. 283) le tableau en xy et on n’a pas figuré les côtés de l’angle optique- tableau. Le point principal., qui d’ailleurs n’est pas marqué sur la figure, serait au milieu de xy. Quant à la distance principale elle serait égale à deux fois xy, c’est un peu grand ; mais pour l’angle optique-objet qui est toujours plus petit que l’angle optique-tableau cela ferait au moins deux fois et demie la largeur, ce qui est convenable.

(b) Perspective du plan. — Nous commençons (fig. 285) par utiliser toute la feuille dont nous disposons pour faire, du plan de l'objet, une perspective présentée aussi à vol d’oiseau que possible, sans nous inquiéter, tout d’abord, de l’élévation que nous en déduirons. A cet effet, on voit en Xi]p le petit tableau et en XiYi le grand tableau, fait aussi grand que possible sans nous préoccuper de savoir si le rapport d’amplification est commensurable ou non. En A^iCiÜ! obtenu comme à l’ordinaire, on voit la perspective du rectangle qui enveloppe le plan. Les détails du plan sont ensuite obtenus, par perspective directe, en divisant perspectivement les côtés du rectangle perspectif comme sont divisés ,géométralement, ceux du rectangle de l’épure. On obtient ainsi (tableau) les points 1, 5, 7. . . et j, g, i, k. . . . que l’on joint ensuite comme il convient.

(c) Perspective de la masse de l’élévation. — Il s’agit maintenant de déduire de ce plan perspectif une élévation qui soit placée aussi haute que possible. À cet effet :

1° Ce qui en XiY( était le bord inférieur du tableau, nous en avons fait la ligne d'horizon HH' ;

2° Sur un mur vertical fuyant auxiliaire aa, situé à droite, nous avons pris en a, le plus haut possible, le niveau du dessus du denticule et en (3 celui du dessous. La hauteur a|3 (tableau) est la hauteur EA de la figure 284, amplifiée dans le rapport général d’amplification ;

3° Nous avons obtenu (tableau), en ABCD — EFMI, par la méthode ordinaire, la perspective de la boîte d'épannelage du denticule.

(d) Détails. — Pour les détails : 1° nous déterminons d’abord les horizontales d’enrayures I, II, III... . VI, sur chacune des faces latérales de la boîte et, en nous aidant du plan perspectif, nous en déduisons un profil de gauche et un profil de droite ;

2° Nous joignons les points correspondants de ces profils et nous obtenons la moulure lisse, figurée comme si les denticules n’étaient pas encore sculptés dans le larmier auquel ils appartiennent;

(1) Oq a une vue de dessous lorsque la ligne d’horizon est en dehors et au-dessous de l’objet représenté; on a une vue de dessus lorsqu’elle est en dehors et au-dessus et une vue de niveau lorsqu’elle est comprise dans ses limites, supérieure et inférieure.

3° Les denticules s’obtiennent ensuite à l’aide de verticales partant des points voulus du plan perspectif.

( e ) Remarque. — Ici encore nous avons opéré mathématiquement comme l’eût fait un dessinateur qui copierait, à vue, le modèle proposé et cela prouve une fois de plus, qu’en dessin, la méthode est une.

Page 1