Application à la perspective d’un baquet
(a) Données. — 1° On se donne (fig. 288) un tableau par sa ligne d’horizon hh! , par son point principal P et par son point 1/3 distance, D/3. Dans ce tableau on prend une verticale limitée de O en Z, et cette ligne OZsera la perspective de l’axe d’un baquet dont le géométral va être donné ci-après.
2° On possède (fig. 289) par un plan et par une coupe, le géométral du baquet ci-dessus; OZ est l’axe de cet objet.
Fig. 289
3° On demande, avec ces données, de mettre le baquet en perspective immédiate, en supposant, pour préciser l’orientation de l’objet, que la ligne 7-16 du géométral (fig. 289) soit de front sur le tableau.
(b) Perspective des ensembles. — 1° On reporte de front (tableau) la verticale OZ en 0"Z" sur un mur vertical fuyant; on joint h' Z" et h' O" et, dans l’angle ainsi formé, on inscrit une verticale O'Z' ayant la longueur de OZ de l’épure (fig. 289) ; O'Z' est l’échelle des hauteurs et son plan de front est le plan de front des vraies grandeurs (lisez : des grandeurs de l’épure). 2° Sur O'Z' on reporte les niveaux I, II, ..., VI des enrayures, niveaux pris sur l’épure. 3° Dans l’enrayure supérieure de niveau Z, on construit (v. n° 180) le carré perspectif dont le centre sera le point Z et dont le diamètre sera celui du cercle supérieur du baquet, mais, amplifié à l’échelle du plan de front 0"Z".
PERSPECTIVE DES ÉLÉVATIONS
Cette amplification, et toutes celles qui vont suivre, sont faciles à faire puisque le rapport d’amplification est h1 Z': h1 Z". 4° Dans l’enrayure inférieure, de niveau O, on opère de même, mais avec le carré plus petit donné, sur l’épure, pour la base du baquet. 5° On opère de même pour l’enrayure VI qui limite les douves du baquet, non compris les douves dépassantes qui servent de poignées.
(c) Boîtes d’épannelage. — Le croquis ci-contre montre
comment on a enveloppé les solides tronconiques de l’objet par des boîtes d’épannelage, en forme de troncs de pyramides, beaucoup plus faciles à représenter.
(d) Détails. — 1° On a pris deux des carrés d’enrayures, le carré de niveau VI et celui de niveau O, et dans chacun d’eux, à l’aide d’échelles circulaires divergentes construites sur 18 points, car il y a 18 douves, on a mis en place les points voulus des cercles extérieurs. On a eu soin de placer
Fig. 288
les points 7 et 16 sur les diamètres de front, ainsi que cela était demandé.
2° Après quoi les cercles extérieurs ont été tracés en joignant par une ellipse les points situés au même niveau et les joints des douves l’ont été, en réunissant par des droites les points qui se correspondent à des niveaux différents.
3° Les cerces en fer qui servent à consolider le baquet
ont ensuite été tracés par la méthode des huit points, en inscrivant des ellipses dans les carrés perspectifs qui les enveloppent; il en est de même pour les cercles intérieurs.
4° Les poignées sont obtenues en prolongeant les douves 1-18 et 9-10 jusqu’au cercle supérieur et les entailles de ces poignées sont tracées en exécutant des divisions perspectives proportionnelles à celles dugéométral.