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Corniche dorique du théâtre de Marcellus, à Rome

(a) Données. — Ce modèle appartient à la collection officielle. L’élévation et le profil sont donnés figure 208. La figure 309 fait connaître le plan et la position de l’angle optique.

(b) Nota. — Le lecteur fera bien d’exécuter lui-même le relevé géométral coté de ce fragment d’architecture ou d’un motif analogue et de le dessiner, ainsi que les échelles divergentes S et T, en beaucoup plus grand que les croquis ci-joints. Ces derniers n’ont pour objet que de montrer la marche à suivre; ils n’ont pas le caractère de précision qui convient à une épure.

PERSPECTIVE DIRECTE DES MOULURES RECTILIGNES

(b) Légende explicative. — 1° Le tableau est plafonnant. 2° On met en place la boîte d’épannelage très simple

ABGD — AiBjC/D! (fîg. 310). 3° Sur les faces de droite et de gauche de cette boîte, dont on a tracé les diagonales, pour

Fig. 307

en avoir le repère milieu I, on fait apparaître les profils, en se servant des échelles divergentes. 4° En joignantes points correspondants de ces profils, on en déduit les arêtes des

moulures supposées lisses. 5° Sur le larmier secondaire, par un partage en parties égales, on arrive à dessiner les denticules. 6° Sur le dessous du grand larmier (fig. 310), par des

PERSPECTIVE DIRECTE DANS L'ESPACE

Fig. 308

Fig. 309

Fig. 310

PERSPECTIVE DIRECTE DES MOULURES TOURNANTES

partages perspectifs en parties proportionnelles aux dimensions des détails correspondants du plan géométral (flg. 309), on fait paraître les caissons en losange et les caissons à gouttes. 7° On s’occupe en dernier lieu des pro-

fondeurs de tous ces détails, et nous répétons, qu’arrivé à ce point, le sentiment et l’habitude que l’on a de dessiner jouent le principal rôle.

§ III. — Perspective directe des moulures tournantes

223. Moulures d’une archivolte. (a) Les masses (flg. 311). — 1° La masse de 1 arcade a été

L’archivolte est la moulure qui couronne une arcade. mise en perspective par les méthodes générales.

Fig. 311

PERSPECTIVE DIRECTE DANS L’ESPACE

Un géométral quelconque donne en aa-a'a' le plan de l’arcade. Le carré circonscrit au cercle d’ouverture de l’arcade est mis en perspective en AA-AiAi par la méthode générale de mise en hauteur. (Le tableau ne porte pas trace de ces diverses constructions préalables, que l’on suppose avoir été faites aussi exactement que possible.)

2° Du carré circonscrit AA-A^ on déduit l’ellipse, perspective du cercle, exactement comme on l’a fait dans la perspective du géométral, soit en se contentant de trouver le point milieu C, et les points à 45° situés sur les diagonales du carré (c’est la méthode des huit points); soit, si l’arcade est divisée en un nombre déterminé de voussoirs, 7, 9, 11 . . . dont on veuille dessiner les joints, en construisant une échelle circulaire divergente répondant au nombre donné de ces voussoirs.

3° Le cercle extérieur de l’arcade BGQB est déduit du cercle qui vient d’être tracé en employant la méthode donnée déjà pour les cercles concentriques (v. n° 193). D’ailleurs son carré circonscrit possède les mêmes diagonales que le carré qui a déjà servi.

4° Des cercles tracés dans le plan de la face antérieure aa de l’arcade on déduit les points NP . . . N'P' qui leur correspondent sur le plan de la face postérieure a'a', de la manière suivante :

M', dans la face antérieure, a pour géométral m'; on mène la génératrice M'A7'/1 dont on a le point de fuite, accessible, en f . Son géométral est m'n'f, que l’on arrête en n' sur le plan a a! de la face arrière; on remonte ensuite, par une verticale de n' en N'.

Fig. 312

On a en G et C' les centres des deux cercles parallèles (1); par conséquent, joignant CM' et C'N' et menant la

(1) On voit sur le géométral les constructions failes pour obtenir le milieu perspectif c de la droite aa et ensuite les milieux perspectifs o et O des lignes cc' et CÇ.

fuyante Q 'f, on complétera facilement en M'N'P'Q' la perspective du rectangle de joint.

On opérera de même pour un autre joint MNPQ et pour tous les autres.

On remarquera que les figures MNPQ, M'N'P'Q', sont des quadrilatères tout à fait quelconques, et que les côtés N'P' et M'Q' auraient un même point de fuite aérien.

A ce moment le dessin des masses est terminé. Cela fait ;

(b) Les moulures. — 1° On se donne (üg. 312) en vraie grandeur ou à une échelle quelconque, le profil exact 1, 2,

3, 4 de l’archivolte, lequel déborde le profil P1Q1M1N1

du rectangle de joint.

On construit en S et T des échelles divergentes: L’échelle S répond aux hauteurs, l’échelle T aux largeurs, et, comme toujours, on prend pour troisième repère le centre I, du

rectangle. — Remarquons que le profil 1, 2, 3, 4 de

l’archivolte est en dehors du profil rectangulaire MtNjP^j du joint. Nous dirons qu’il le déborde, et nous dirons aussi que nous l’obtenons par débordement.

2° Cela fait : sur le tableau (fig. 311) nous allons reporter perspectivement le profil de l’archivolte sur chacun des plans de joint ; par exemple sur le plan de joint MNPQ.

A cet effet : nous menons les diagonales, ce qui donne le centre perspectif I ; nous avons, au préalable, cherché en O, le milieu perspectif de la ligne des centres C'C', et joignant d’une part 10 et I f, nous trouvons ainsi les milieux perspectifs des quatre côtés du rectangle MNPQ. Des lors, sur chaque côté, nous avons les trois repères voulus pour appliquer les échelles comme cela a été indiqué plusieurs fois déjà.

Nous obtenons ainsi, par débordement, le profil en perspective 1, 2, 3

3° On opérera de même pour le joint M'N'P'Q' et pour tous les autres.

4° On joindra, finalement, tous les points analogues des différents profils par des arcs d’ellipse.

(c) Nota. — Sur le croquis ci-contre les ellipses ne sont tracées que pour un voussoir.

224. Perspective directe des surfaces de révolution. — Méthode générale.

Nous étudierons le cas où l’axe de la surface est vertical. Si l’axe était quelconque et incliné, on entourerait la surface comme nous allons le faire dans le cas actuel, par un épannelage d’abord en forme de prisme à base carrée et ensuite en forme de cylindre. La marche à suivre serait ensuite tout à fait analogue à celle que nous allons indiquer.

(a) Méthode pratique. — La méthode pratique, la seule qui soit d’un usage commode en dessin, consiste :

1° A mettre en perspective une série de méridiens, en général également espacés ;

2° A joindre par des ellipses les points correspondants de

PERSPECTIVE DIRECTE DES MOULURES TOURNANTES

ces méridiens; ces ellipses seront les perspectives de parallèles de la surface, convenablement choisis ;

3° A tracer, au sentiment, une courbe enveloppant tous les parallèles et tous les méridiens, c’est à-dire leur étant tangente, exactement comme nous avons fait dans les questions d’ombres. Cette courbe enveloppe sera le contour apparent perspectif de la surface ;

4° A observer la loi des points de passage. Nous indiquerons tout à l’heure en quoi cela consiste.

D/3 on se donne une droite verticale OZ limitée en hauteur, et quelconque. On s’impose, comme donnée, que cette droite soit, en perspective, l’axe du vase dont nous avons le profil.

On demande sur ces seules données, d’achever la perspective du vase. Voici l’ordre des constructions :

(b) Mise en place du cylindre d’épannelage. — 1° En MNRS (tableau) on construira en partant de OZ comme hauteur, un rectangle d’épannelage semblable à celui de la

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