‹ Traité de perspective linéaireChapitre 224 sur 287 · COORDINATION. — MISE EN PLACE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

COORDINATION. — MISE EN PLACE PREMIÈRE

qué. D’après nature, beaucoup de peintres se servent de ce qu’on nomme un miroir noir, que l’on présente devant le paysage que l’on veut copier et à l’aide duquel, grâce à l’image qui s’y reflète, on cherche le meilleur point de vue à prendre. Mais on peut remplacer le miroir noir, coûteux et encombrant, par ce que nous nommerons un chercheur.

(b) Le chercheur. — Ce chercheur (fig. 393) s’obtient en découpant dans une feuille de carton ou de papier un peu fort, un cadre de 8 ou 10 centimètres d’ouverture, analogue à celui de la figure ci-contre. Ce cadre n’a pas besoin d’être limité en haut; il vaut même mieux qu’il ne le soit pas, afin de ne pas imposer au rectangle qui le composerait une proportion qui soit toujours la même.

On tient ce cadre bien vertical, comme était la vitre de Léonard de Vinci, et on le présente devant le motif à copier (fig. 393). Puis, en l’avançant ou en le reculant de l’œil, en l’élevant ou en l’abaissant, on cherche le moment où la pré-

Fig. 393

sentation du motif, dans son intérieur, est la plus satisfaisante.

(c) Les repères . — Une fois ce tâtonnement terminé, on regarde attentivement les points les plus voyants du paysage par lesquels passent, d’une part, la base du cadre, xy, ou ligne de terre, et, d’autre part, les côtés xx' et yy'. Ces points se nomment des repères. Un seul suffit pour chacune de ces lignes. La ligne de terre rencontre les premiers plans du paysage. Pour elle le repère sera donc soit une touffe d’herbe M, soit une pierre, soit, en un mot, quelque chose de facile à retrouver à un moment quelconque ; pour les côtés, ce sera soit un angle de maison, soit l’extrémité bien marquante N d’une branche d’arbre, soit un creux de montagne L.

A ce moment le motif est encadré et repéré. Il faut en esquisser le dessin (même fig. 393).

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