Esquisse des repères
(a) Le cadre. — A cet effet, on commencera par tracer à
la partie inférieure de la feuille de papier une horizontale limitée, qui sera la copie de la ligne de terre du motif, et on y reportera immédiatement le repère choisi M ; cela reviendra donc aune reproduction de rapport.
La longueur de cette ligne de terre copiée est arbitraire ; elle dépend de la grandeur de la feuille dont on dispose et de la marge que l’on veut laisser autour du dessin ; mais une fois qu’elle a été arrêtée, on peut dire que les dimensions et les emplacements de tous les détails du dessin sont, de ce fait, virtuellement déterminés. La feuille de dessin est pour ainsi dire placée sur la vitre de Léonard de Vinci à la distance de l’œil qui convient pour que la ligne de terre, que nous y avons dessinée, et par suite pour que le paysage qui va en être la conséquence, se superposent en apparence à la ligne de terre naturelle et au motif que le chercheur nous avait fait entrevoir.
Par les extrémités de la ligne de terre copiée, on tracera des verticales qui seront les côtés du tableau, et il sera bon d’y marquer les repères N et L que l’on avait choisis avec le chercheur. Cela reviendra toujours à reproduire sur le dessin un rapport observé d’abord dans l’espace.
(b) Verticale première. — A ce moment nous placerons la verticale première du motif. Nous nommons ainsi celle qui frappe nos yeux en premier lieu. Il n’y a pas de règle fixe pour la choisir, et deux dessinateurs différents, placés devant le même paysage, ne prendront sans doute pas la même ligne pour verticale première. En général ce sera celle qui est placée le plus près de nous ou qui nous apparaît sous la plus grande dimension. Plus elle sera voisine de la verticale principale qui est l’axe du tableau, mieux cela vaudra. Bien souvent cette verticale première sera l’arête d’angle AA' d’un édifice, et de préférence une arête séparant des faces qui fuient l’une à droite et l’autre à gauche et qui sont généralement l’une dans l’ombre et l’autre dans la lumière.
Après l’avoir observée soit en l’encadrant dans le chercheur, soit, tout simplement, en la rapportant aux repères choisis, on la placera sur le dessin en suivant exactement la marche que nous avons indiquée au n° 280.
La mise en place de cette verticale première, limitée à sa base A' et à son sommet A, est toujours assez difficile ; on ne saurait y apporter trop de soin. Mais une fois dessinée, celte verticale va nous servir, du moins pour l’esquisse des masses, d'unité de mesure à laquelle nous rapporterons toutes les autres lignes ; nous la nommerons l 'unité de début..