Recherche de l’horizon naturel
Il convient maintenant de chercher l’horizon et de le placer sur le dessin. Indiquons d’abord comment, expérimentalement, on cherche l’horizon d’un paysage que l’on a devant soi.
DESSIN D’APRES NATURE
(b) Première manière : avec la main. — On place la main étendue devant les yeux, la paume tenue horizontale. Le coude est relevé de telle sorte que l’avant-bras soit, lui aussi, horizontal. Puis, par une sorte de mouvement de fauchage, on écarte l’avant-bras et la main, sans monter ni descendre. La main réalise ainsi, matériellement, le plan d’horizon et elle trace, pour ainsi dire, sur le paysage une ligne d’horizon fictive.
On observe attentivement, pour ne plus les oublier et pour s’v repérer sans cesse, les points les plus marquants par lesquels passe cet horizon, et en particulier le point I où il coupe la verticale première. On reporte ce point I sur la verticale première du dessin (reproduction de rapport) et on y fait passer la ligne d’horizon du dessin.
(c) Deuxième manière : avec un 'petit miroir vertical (fig.393). — On a un petit miroir, de 3 ou 4 centimètres de largeur, ou simplement un morceau de verre, noirci sur une face. Ce miroir est suspendu à un fil K, mais de manière à ce qu’il pende bien verticalement; cette condition est indispensable.
On tient le fil de suspension, à bout de bras, et on déplace le miroir jusqu’à ce que l’on puisse y voir la propre image de son œil.
Dans cette position, l’horizontale hh! qui passe par le centre de l’image de l’œil donne, très exactement, la ligne d’horizon.
Sur une photographie ou sur un modèle graphié (même fig. 393), il est facile de retrouver l’horizon. On se sert pour cela des horizontales fuyantes qui s'y présentent presque toujours. Telles sont les corniches des différents étages d’une maison. Il suffit de prolonger deux de ces lignes que Ton sait être, dans l’espace, des horizontales parallèles entre elles, telles que AB et CG, pour obtenir en f , à leur rencontre, leur point de fuite, lequel appartient forcément à l’horizon. En menant par ce point f une perpendiculaire sur les verticales, on aura la ligne d’horizon.
(d) Nota. — Il ne faut pas se servir, pour cette opération, de la ligne A'B' par laquelle la maison repose sur le sol, parce qu’il pourrait se faire que ce sol ne fût pas horizontal.
Il est évident que ce procédé peut aussi être employé d’après nature ; seulement, c’est au coup d’œil que ces prolongements devront alors être menés.