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Lignes fuyantes

(a) Points de fuite accessibles. — Nous avons vu, dans le précédent paragraphe, qu’une fois les dominantes premières placées, il pouvait y avoir à tracer un grand nombre d’autres lignes parallèles, c’est-à-dire fuyant aux mêmes points de fuite.

Le motif de la figure 409 : « l’Eure à Coulombs » montre en F, sur la ligne d’horizon, le point de fuite des dominantes de gauche; il est ce que l’on nomme accessible, c’est-àdire contenu dans les limites du cadre. Il sera donc facile avec une réglette en papier, que l’on fera pivoter autour de ce point de fuite, de tracer toutes les dominantes de gauche, telles que EF, b F, m'n' F, etc. (Suivre sur l’esquisse, fig. 409).

Quant aux dominantes de droite, dont la première tracée était AB', elles ont leur point de fuite inaccessible : — Pour les tracer facilement, il est bon d'user de la construction que nous allons rappeler.

(b) Points de fuite inaccessibles . Réseaux perspectifs

Fig. 394

(Gg. 394). — Soit lili' la ligne d’horizon, et AB une dominante première, à point de fuite inaccessible, et à laquelle

on veut mener un grand nombre de parallèles perspectives. On tracera, comme suit, un réseau perspectif:

1° On prolonge AB jusqu’en C sur le côté du cadre ;

2° On divise la verticale AI en un certain nombre de parties égales. Le nombre quatre est préférable ; il donne une division facile à réaliser, soit au coup d’œil, soit en pliant une petite bande de papier. Soient 1, 2, 3, 4 ces points de division ;

3° On divise également, sur le cadre, la hauteur Ch' en un même nombre de parties égales, aux points 1', 2', 3', 4' ;

4° On joint par des lignes droites, tracées très légèrement, les points 1 et 1', 2 et 2', 3 et 3'. . . ; le réseau se trouve ainsi constitué dans sa partie aérienne.

En prolongeant, si besoin est, les mêmes divisions audessous de l’horizon, on constituera un réseau dans la partie terrestre.

Gela fait : si une autre dominante, telle que l’arête d’un toit, le dessus MN d’une porte . ., est à tracer par un point quelconque M, on la fera passer, à vue d’œil, entre les deux lignes du réseau qui l’avoisinent, de manière à ce qu’elle partage, partout, l’écartement de ces deux lignes dans un rapport constant ; cela est facile quand le coup d’œil est formé.

On peut être amené, comme aux planches des ligures 406, 409 et 411, à tracer deux réseaux, l’un à gauche, l’autre à droite. Nous ne saurons trop engager les élèves à le faire. Gela demande à peine deux minutes et permet de dessiner perspectivement tous les détails entre les lignes des deux réseaux.

11 est bien évident que ces réseaux doivent être tracés assez légèrement sur l’esquisse pour pouvoir être effacés dans le rendu définitif. Les peintres décorateurs de théâtre font un grand usage de ces réseaux; nous avons dit qu’ils les nomment: régulateurs.

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