‹ Traité de perspective linéaireChapitre 256 sur 287 · PERSPECTIVE CAVALIERE OE PROJECTIONS OBLIQUES · texte numérisé non relu

PERSPECTIVE CAVALIERE OE PROJECTIONS OBLIQUES

grande largeur et ont, par suite, plus de résistance aux efforts qui tendraient à les briser. En fortification cela permet d’établir finalement des créneaux entre les poteaux.

Fig. 416

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Pour en donner la perspective cavalière, nous prendrons (fig. 417) en OX — OZ et OY les directions des trois échelles. Afin d'avoir un dessin un peu grand, nous conviendrons de doubler, par rapport à l’épure, les largeurs et

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les hauteurs comptées parallèlement à OX et OZ et de ne pas doubler les profondeurs; en réalité cela revient adiré que les fuyantes parallèles à OY seront réduites dans le rapport de réduction K = 1/2. On opérera comme suit: 1° Nous construisons d’abord la perspective d'une section droite AByS. — On a pris pour cela y8 (tableau) == 2 fois y'S' (épure), et la fuyante BA (tableau) = ba (épure). Par ABy

et 8 nous menons, parallèlement à OX, les arêtes indéfinies de la pièce.

2° Nous plaçons ensuite les points rentrants C et D. A cet effet nous portons yC (tableau) = 2 fois y V (épure) et 81) = 2 fois 8 ’d.

Nous avons ainsi, en ACBD, le quadrilatère ( gauche ) d’occupation, ainsi nommé, parce que, si l’on entaillait la pièce N suivant deux plans ACD et BCD formant un dièdre rentrant, la pièce N pourrait s’appliquer sur la pièce M et y occuperait sur ses faces une place limitée par ce quadrilatère. Dans ces conditions il y aurait contact, mais non pas assemblage, et, pour maintenir le tout en place, il faut à la pièce N une saillie T dite tenon, qui puisse pénétrer dans une entaille correspondante, dite mortaise, pratiquée dans la pièce M.

3° Le dièdre rentrant, dont CD serait l’arête, est tronqué par un plan 1, 2, 3,4, qui se nomme la portée du tenon. Pour en obtenir la perspective on a pris sur la ligne CT, qui est de front, et par suite n’est pas réduite, une longueur CF (tableau) = 2 fois cf (épure), ce qui détermine le rectangle de portée 1, 2, 3, 4.

On vérifiera que les fuyantes 1—2 et 3 — 4 du tableau sont égales aux longueurs 1 — 2 et 3 — 4 de l’épure.

4° La racine du tenon , S, 6, 7, 8 (tableau) se place en se repérant sur la ligne verticale FG, prise comme axe du rectangle de portée. — On a : 6 — 7 (tableau) = 2 fois 6' — 7' (épure) et 5 - 6 (tableau) = 5 — 6 (épure).

5° Le tenon s’achève en menant ses arêtes 5 — 9, 0 — 10, etc... parallèles à OX et égales à deux fois les longueurs correspondantes mesurées sur l’épure.

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