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Méthode indirecte

(a) Données. — La figure 444, ci-avant, indique en I :

1° Le plan de la scène RSTUV, ainsi que les positions de ses costières et de ses rues ;

PERSPECTIVE THEATRALE

2° Le manteau d’arlequin en J'J ;

3° Le plan (en pointillé) du motif de décoration ; c’est une galerie rectangulaire dont l’architecture est inspirée de Palladio (Basilique de Vicence).

Pour compléter ces données, la figure 11 donne la coupe suivant l’axe transversal de la galerie à représenter.

Le point de vue est placé en O (fig. 1).

L’horizon (ûg. Il) est indiqué en hh! .

Sur un autre dessin (fig. 445), fait à l’échelle double du précédent, nous avons indiqué le tableau-type obtenu sur le manteau d’arlequin JJ'.

( b ) Les deux horizons. — On s’est servi pour obtenir cette perspective, d’un géométral abaissé et on a employé les procédés de mise en hauteur ordinaires, décrits dans le courant de ce livre. Nous n’insistons pas sur ce point. Le plancher de la scène apparaît avec ses rues et ses costières ; et comme c’est un plan incliné il a pour ligne de fuite une horizontale H'H' qui est située au-dessus de la vraie ligne d’horizon HH. Nous nommerons la ligne H'H', l 'horizonplancher tandis que HH sera Y horizon-vrai.

Et, d’ailleurs, la distance entre les deux horizons s’obtiendra en multipliant la pente du plancher (ici 0,04) par la distance du spectateur au tableau-type (ici 8m, 00), ce qui donne, dans le cas actuel, 8,00x0,04 = 0m, 32.

(c) Conventions. — Toutes les horizontales de l’architecture devraient, théoriquement, avoir leurs points de fuite sur Y horizon vrai. C’est ce qui, sur notre dessin, a lieu pour toutes celles situées au-dessus de l’horizon vrai.

Pour celles qui seraient situées au dessous, étant convenu que le plancher incliné de la scène doit nous donner l’illusion d’un sol horizontal, il semble logique de faire que les horizontales situées dans le voisinage de ce plancheraient leurs points de fuite sur sa ligne de fuite, c’est-à-dire sur

Y horizon-plancher .

C’est pourquoi nous proposons, pour ces lignes basses de l’architecture, de relever leur point de fuite, sur cet horizonplancher.

Les décorateurs ont l’habitude de dessiner en géométral, c’est-à-dire sans effet perspectif et en raccourci complet, tout ce qui est au-dessous de l’horizon vrai.

Dans ce qui va suivre nous ne serons pas aussi absolu et nous proposerons de dessiner ce qui sera au-dessous de

Y horizon-plancher en une sorte de géométral mixte , dont nous expliquerons plus loin le tracé (v. n° 338).

Néanmoins nous n’avons pas la prétention de vouloir imposer cette convention et il est fort probable que les Décorateurs ont des raisons très sérieuses pour représenter géométralement au-dessous de Y horizon vrai ; c’est une simple proposition que nous leur faisons.

(d) Implantation de châssis. — La figure 445-11 met donc en présence deux perspectives superposées savoir : d’une part, la perspective de la décoration, c’est

le tableau-type , et d’autre part celle de la scène.

Prenons la scène sur le géométral abaissé où les costières apparaissent à vol d’oiseau et sur laquelle nous dessinons perspectivement l’implantation de la décoration conforme à la figure précédente (fig. 444-1).

Cela posé, pour faire connaître l’application de la méthode, nous nous contenterons d’étudier le châssis MN (fig. 444) dont la perspective apparaît (fig. 445-1) par son patin en MjNi sur le géométral abaissé.

(e) Marche à suivre. — La méthode indirecte va consister :

1° Adélerminer sur le tableau-type (fig. 445-11) le contour perspectif M'N'm'n' de ce châssis ; nous le nommerons le châssis apparent ;

2° A chercher la vraie grandeur de ce châssis (fig. 447), ce qui donnera le châssis vrai.

3° A voir tout ce qui apparaît au tableau-type dans le châssis apparent et à le reporter, par anamorphose perspective, sur le châssis vrai.

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