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Tons simples et purs, rabattus ou éclaircis. — En

peinture, lorsqu’on ne cherche pas à se tenir dans les lois rigoureuses de la physique, on admet trois couleurs simples que nous nommerons les tons simples et qui, par leur réunion, formeront le blanc ; ce sont :

Le jaune, couleur claire et brillante. (La gomme-gutte donne à peu près le jaune pur.)

Le rouge , couleur éclatante et demi-claire. (Le carmin, lorsqu’il est bien franc, donne le rouge. Mais le carmin est quelquefois un peu violacé.)

Le bleu, couleur sombre. [Il est donné à peu près, par le bleu de Prusse clair, quand ce dernier n’est pas verdâtre] (1).

Le noir est l’absence de lumière, ce n’est pas une couleur.

Lorsque ces tons sont à leur maximum d’intensité et qu’ils ne sont mêlés ni de noir ni de blanc, on dit que ces tons sont purs.

S’ils sont mêlés de noir, on dit que les tons sont rabattus ; s’ils sont mêlés de blanc, on dit qu’ils sont éclaircis.

Suivant la fraction de noir ou de blanc qu’ils contiennent ils peuvent être rabattus ou éclaircis à 1 /'10e, 2/ 10e, 3 / 10e, etc. (2).

71. Tons composites de 1er, 2° ou 3e ordre. — Rosace des couleurs. — Si l’on mélange, par parties égales, les tons simples, on obtiendra les tons composites de premier ordre qui pourront, eux aussi, être rabattus ou éclaircis.

Le rouge et le jaune donnent Y orangé.

Le jaune et le bleu donnent le vert.

Le bleu et le rouge donnent le violet.

Si l’on mélange un ton composite de 1er ordre, avec le ton simple qui en est le plus voisin, on aura un ton composite de 2e ordre.

L’orangé et le rouge donnent Y orangé-rouge .

L’orangé et le jaune donnent Y orangé-jaune, etc

Les tons de 3e ordre s’obtiendront en mélangeant un ton

(1) En réalité, les trois couleurs simples qui, par leur réunion, donneraient le blanc, sont le rouge, le vert et le violet.

(2) Consulter pour tout ce qui est relatif aux couleurs, à leur mélange et aux effets de contraste, les ouvrages suivants : Chevreul : Contraste simultané des couleurs ; — Brücke et Helmoltz : Principes scientifiques des Beaux- Arts (Paris, Germer-Baillère) ; — Briicke, professeur à l’Uuiversité de Vienne : Physiologie des couleurs.

de 2e ordre avec la couleur simple ou composite qui l’avoisine.

L’orangé-rouge et le rouge donnent Y orangé-rouge-rouge, etc.

Pour obtenir une rosace des couleurs on trace un cercle

Fig. 104

Jaune

(fig. 104); on prend les points situés aux sommets d’un triangle équilatéral et l’on y place les trois couleurs simples, le jaune, le rouge et le bleu.

Sur les points situés à égale distance des précédents, on placera les tons composites du premier ordre, le vert, le violet et l’orangé, et ainsi de suite.

Cette rosace a été construite par M. Chevreul pour servir aux usages de la manufacture des Gobelins. Il a construit également d’autres rosaces, donnant les tons de la précédente, mais éclaircis ou rabattus à 1/10% 2/10% 3/10% etc.

Il les a classées et, dès lors, il lui a été facile, étant donné un ton quelconque, d’indiquer la rosace à laquelle il appartient et la place qu’il y occupe.

72. Couleurs complémentaires. — Deux tons sont dits complémentaires lorsque, par leur mélange, ils donnent du blanc ou du gris non coloré.

Si l’on admet, ce qui n’est pas rigoureusement exact, que

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