RENDU DES SURFACES DE RÉVOLUTION
A' A' et, l’inscrivant dans l’échelle A' on prendra et on reportera les numéros O, 1, 2, 3, et 1, 2, 3.
De même, au méridien de profil a'a! , répond un cylindre circonscrit parallèle à la ligne de terre et auquel s’applique aussi l’échelle A'. On marquera donc de même, sur la ligne a'a1, les numéros 0, 1, 2, 3, etc
Cela suffit, avec un peu d’habitude, pour tracer les lignes de teintes de l’élévation. On devra toujours commencer par la ligne zéro, d’ombre propre, que nous savons tracer, d’ailleurs, sans le secours des échelles (voir ombres usuelles). On sait qu’elle est tangente à 43°, aux points 0 et 0 du contour apparent.
On remarquera que du côté positif les lignes 1 et 2 se perdent dans le contour apparent, tandis que la ligne 3 et, à plus forte raison, les lignes 4, 5, . . ., ne le rencontrent pas. C’est pourquoi nous dirons que sur les surfaces mipolies, la zone 2-3 est une zone de contour apparent en lumière. Du côté négatif, c’est la zone 3-4.
( b ) Coupe (fig. 133). — Nous avons un tracé analogue.
En A" A", petit équateur, nous plaçons l’échelle A', mais
renversée , parce que le cylindre qui serait circonscrit le long du cercle A" A" serait un demi-cylindre en creux.
Le long du méridien de profil a"a" nous aurons encore l’échelle A', non renversée.
Par les points ainsi placés on tracera les lignes de teintes comme pour l’élévation, en commençant toujours par la ligne zéro et faisant les mêmes remarques pour la zone de contour apparent dans la lumière 2 — 3 et pour celle dans l’ombre 3 — 4.
(c) Plan (fig. 132). — Nous avons figuré au centre une sphère égale à celle qui, par sa rotation, engendrerait le tore ; nous la nommerons la sphère centrale.
L’échelle A' (dite des cylindres verticaux) nous sert pour
le méridien de front AA et pour le méridien de
profil a"aaa'. Remarquons que la bande de papier qui nous est nécessaire a été faite déjà pour le méridien de profil a'a', de l’élévation et de la coupe.
L’échelle B' (dite des cylindres à 45° en lumière) nous sert le long du méridien de symétrie à 45° ZZ.
L’échelle G' (dite des cylindres à 45° en demi-teinte) nous ” sert pour le méridien fuyant à 43°, 00.
Nous avons dès lors assez de points pour tracer les courbes sur la sphère et sur le tore.
(d) Zones de contour apparent , courbes ovoïdes et zones de couleur. — 1° Remarquons, comme pour l’élévation et pour la coupe, que la courbe 2 se perd dans le contour apparent tandis que la courbe 3 et les suivantes, 4, 5. . . . ne le rencontrent pas. Nous observons donc ici, comme d’ailleurs sur toute surface mi-polie, que la zone 2 — 3 est zone de contour apparent en lumière.
2° Du centre de la sphère il nous est possible de mener des tangentes aux trois ellipses 5, 6 et 7 de la sphère.
Soient ov, ou, os ces trois tangentes. Nous en concluons que sur le tore, aussi bien dans sa partie extérieure que dans son intérieur, il existera trois zones 5, 6 et 7 auxquelles répondront les mêmes tangentes.
Ces zones affectent la forme d’un ovale déprimé; nous les nommerons zones ovoïdes. On voit qu’elles sont au-delà de la zone 4 — 5 ou zone a, dite d’éclairage à saturation. Ce seront donc des zones qui ne recevront que de la couleur et aucune teinte d’ombre. L’une d’elles, la zone 7, sera la zone brillante ou zone P, qui sur le lavis restera blanche ou peu s’en faut.
Nota. — Il faut bien remarquer que les mêmes tangentes issues du centre, servent aux courbes ovoïdes intérieures et extérieures (1).