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Application. Partie d’ante (fig

Une ante, dans l’architecture grecque à laquelle est emprunté cet exemple, est une sorte de chapiteau destiné à couronner un pilastre. Le fragment d’architecture, dont le croquis est ci-joint, fait partie de la collection des modèles des établissements universitaires. On exécutera le lavis en se conformant aux explications données pour les moulures, explications qui sont, d’ailleurs, résumées graphiquement sur le croquis.

114. Application. — Entablement de la tribune des cariatides, à Athènes (fig. 159). — Rendu à l’effet, à teintes plates ou à teintes fondues.

(а) Teinte de pierre. — Cette teinte doit avoir une couleur en rapport avec la nature de la pierre. Quelques aquarelles, exécutées d’après nature, en apprendront plus sur ce point que tout ce que l’on pourrait dire. Néanmoins, pour le fragment en question, qui est en marbre pentélique, d’une coloration jaune doré très prononcée, on rendra l’effet par une teinte d’ocre jaune additionnée de terre de Sienne brûlée ou de pierre de fiel. On passera cette teinte en la dégradant de haut en bas, c’est-à-dire en la tenant plus intense à la partie supérieure. On aura soin de ménager en blanc les filets de lumière sur les arêtes éclairées. On ménagera aussi et même d’une façon un peu heurtée, cela n’a pas d’inconvénient avec la couleur jaune, toutes les zones éclairées des moulures (zones 7, 7), à la condition, toutefois, qu’elles soient en lumière, car nous savons que, si elles sont dans l’ombre, loin d’être les plus éclairées, elles seront les plus obscures.

(б) Teinte générale d’ombre , ou teinte d’ébauche. ■ — On lui donnera le ton voulu pour être en rapport avec la teinte de pierre. C’est encore l’étude d’après nature qui permet) ra de

| bien choisir le ton des ombres. Dans le cas actuel, on fera I bien de prendre l’encre de Chine pour fond des teintes d’ombres, mais on pourra lui donner une couleur plus légère et, en quelque sorte, plus aérienne, en y ajoutant un peu de laque carminée et de bleu de cobalt. Cette teinte sera passée, sans faire aucune réserve de filets de reflets, sur toutes les ombres, propres ou portées, sans distinction. On la commence à la partie supérieure du dessin, on la descend et, tout en la descendant, on la dégrade en y ajoutant peu à peu de l’eau.

Cette teinte d’ébauche ne doit pas être très forte. Elle doit posséder le ton que l’on veut attribuer, dans les ombres, aux parties les plus en reflet. Ces parties sont les dessous des talons, l’ombre propre des baguettes, etc..., en un mot toutes les zones négatives i, 2, 3, 4.. . des moulures.

(c) Modelé des moulures. — On s’occupe alors du rendu des moulures avant de songer au rendu des surfaces planes, parce que, en chaque point, ce sera la moulure qui s’y trouve qui donnera la valeur de la teinte à appliquer sur les plans qui sont aux environs (Voir plus haut n° 108).

Nous avons appris à laver les moulures à teintes plates, ce qui nous renseigne sur l’effet à obtenir dans le cas où l’on opérerait à teintes fondues ou adoucies (Voir pratique du Lavis). On observera bien le principe des ombres portées.

(d) Tons locaux des surfaces planes. — Nous trouvons des surfaces planes à différentes hauteurs et à différentes profondeurs, mais nous avons toujours une ou deux moulures placées à coté d’elles, soit au-dessus, soit au-dessous, et qui ont été terminées, comme lavis, dans l’opération précédente.

On sera donc fixé sur le ton, soit d’ombre, soit de couleur, qui convient à ces plans, en cherchant sur les moulures le ton de la zone de même orientation. Ici ce sera pour tous les plans la zone des plans de front ou zone a, soit dans la lumière, soit dans l’ombre ; mais, s’il y avait eu des plans inclinés, on aurait trouvé, comme analogues, d’autres zones sur les moulures. Une fois l’analogie d’orientation reconnue, on place sur les plans les teintes voulues pour qu’il y ait concordance d’intensité. C’est ce que nous avons appelé plus haut (n° 108) la mise à l’unisson des plans avec les surfaces. Ces teintes sont passées en réserve , c’està-dire en ménageant les filets de reflets sur les arêtes qui regardent le rayon aéro-terrestre.

(e) Contre-ombres. — On se rappelle que ce sont les ombres portées dans les ombres par le rayon aéro-terrestre. On les voit, à gauche des denticules, où elles s’accusent par des lignes à 45°, issues des angles inférieurs. Nous avons recommandé (n° 109-/“) de les faire à teintes rapidement fondues, en plaçant la partie la plus noire immédiatement à côté de la partie qui porte contre-ombre.

RENDU — APPLICATIONS DANS LE DESSIN D’ARCHITECTURE

(f) Retouches. — Le lavis général une fois fini, il est utile, pour augmenter l’effet produit, de revenir avec de la teinte de couleur ou de la teinte d’ombre sur certaines parties, soit pour les faire tourner davantage, soit pour les faire avancer ou reculer.

On fait avancer les parties en lumière en y plaçant quelques tons plus chauds, c’est-à-dire plus jaunes ou plus rouges ; on fait avancer les parties dans l’ombre en forçant la teinte d’ombre et même en la colorant de bistre (Sépia et terre de Sienne brûlée).

On fait reculer les plans en y passant des teintes très légères, bleuâtres ou neutres. On nomme ces teintes des glacis.

On fait également avancer une partie de l’édifice en la faisant davantage, c’est-à-dire en y plaçant plus de détails et en rendant avec plus de recherche l’effet de ces détails. On la fait reculer en la laissant un peu dans le vague, à la fois, comme dessin et comme lavis.

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