MURS ET SURFACES PLANES
M et M' seront plus claires que celles du premier plan N ;
2° Les grandes ombres verticales, telles que A, B et M', seront dégradées de haut en bas.
(f) Exécution. — Prendre une teinte de contre-ombre, plus foncée que la première teinte générale d’ombre et la passer, en ménageant alors les filets de reflets. Pour faciliter l’exécu-
Fig. 153
tion du lavis nous avons, sur le croquis ci-joint, donné les indications suivantes.
1° Les flèches indiquent le sens de la dégradation des
teintes. La pointe se dirigeant vers la partie la plus claire ;
2° Les numéros placés, entre parenthèses, sur les divers points du croquis, indiquent d’une manière approchée les
RENDU — APPLICATIONS AU DESSIN D’ARCHITECTURE
intensités des teintes qui doivent recouvrir les surfaces situées autour de ces points.
Ainsi, par exemple, (1) indique une teinte très légère,
presque de l’eau pure — (12) une teinte moyenne entre le blanc et le noir absolus — (21, 22) un gris très intense — (25) une teinte presque noire.
Fig. 154
\ 11. Autre application. Les Denticules (flg. 154).
Ce fragment d’architecture fait partie de la collection des modèles en plâtre que possèdent tous les établissements universitaires de France. Les dimensions sont données, en
millimètres, sur le croquis ci-joint. Les numéros entre parenthèses (1 ), (2)... (15), ont la même signification que pour l’exercice précédent; ils indiquent, approximativement, les valeurs relatives à attribuer aux teintes du rendu.
§ II. — Moulures cylindriques
112. Rendu des moulures cylindriques (fig. 154, 155, 156, 157. — Ecole Polytechnique, 2° exercice de lavis).
(a) Traits. — Les dimensions sont données, en millimètres, sur les croquis ci-joints. Les chiffres tels que 1,2..., marqués sur les côtés, entre deux lignes verticales, sontdes nombres proportionnels qui indiquent les proportions, en hauteur, des différentes parties.
Les petits triangles rectangles dessinés sur le côté des moulures indiquent, par leurs hypoténuses, la pente générale des profils (lignes telles que AB, AB joignant le point saillant A au point rentrant B). Sur le croquis les profils sont, en général, inclinés à 3 de base pour 4 de hauteur. Le rayon lumineux est à 45° suivant l’usage.
Les lignes d’arêtes ou de contours seront tracées à l’encre
MOULURES CYLINDRIQUES
de Chine (trait de grosseur moyenne et pas très noir).
Les lignes d’ombres et les lignes de teintes seront faites au crayon (trait fin, crayon n° 3).
On tracera légèrement les lignes de teintes dans la lumière ainsi que les filets de lumière et de reflets. Les lignes situées dans les ombres propres (1, 2, 3) et surtout
dans les ombres portées, seront plus accusées. Le croquis ci-joint indique, d’ailleurs, toutes ces ditférences.
(b) Tracé des lignes d’ombres et de teintes. — La première moulure (baguette ou gorge) est formée par un demicylindre de révolution, plein ou creux. C’est à elle que l’on rapportera toutes les autres, en y comparant les orienta-
Fig. loi
Fig. 155
Moulures droites, à profils simples.
Baguette — Quart de rond — Cavet.
Moulures renversées , à profils simples.
Gorge — Quart de rond — Cavet.
tions des plans tangents. On suppose que les moulures sont en pierre dépolie. Un cylindre de révolution, circonscrit à une sphère dépolie (Voiries surfaces dépolies) pourrait à la rigueur, ainsi que nous l’avons dit, ne se diviser qu’en 4 zones bien distinctes : 1° Zone d'ombre propre, commençant à la ligne n° 0 et comprenant les teintes négatives 1, 2, 3 répondant au rayon lumineux tangent à 45°. — 2° Zone claire ou zone B, comprise entre les lignes 7, 7, ou à la rigueur 6, 6, répondant au rayon lumineux normal. — 3° Zone saturée ou zone «, comprise entre les teintes 4 et 5, et sur laquelle on doit trouver, dans toute sa pureté, la teinte locale de couleur de l’objet. Elle répond, par conven-
tion, à un plan tangent de front, c’est-à-dire à une tangente verticale menée en a aux profils. — 4° Zone de transition ou de demi-teinte, comprenant les lignes 2, 3, et qui serait recouverte d’une teinte grise, formant transition entre l’ombre et la couleur.
Pour des moulures dessinées à petite échelle, ces quatre zones suffiraient et trois teintes, savoir : (a) la teinte d’ombre, (b) la teinte de couleur, (c) la teinte de transition, permettraient d’en rendre le modelé.
Dans le cas actuel, l’échelle assez grande des dessins permet de se servir de 6 lignes de teintes.
On divisera d’abord les 2 premières moulures (baguette
RENDU — APPLICATIONS A'J DESSIN D ’ ARCHITECTURE
et gorge). On pourra se servir, pour cela, de l'échelle A, Pour les autres on procédera comme il suit :
corps dépolis. 1° On mènera toutes les tangentes à 45°. Les contacts
Fis. 156
Moulures à profils composés. — Talon droit et talon renversé.
Fis- 157
Moulures à profils composés. — Doucine droite et doucine renversée.
donneront les lignes n° 0. Les unes réelles , si le profil est convexe; les autres virtuelles , si le profil est concave. Ces
dernières seront noyées dans une ombre portée par la moulure sur elle-même.
MOULURES CYLINDRIQUES
2° On mènera les tangentes verticales. Les points de contact, a, devront être compris entre les lignes n° 4 et n° 5 . Entre 0 et a on placera donc, au jugé, les points I, 2, 3, 4.
De d’autre côté des points n° 0, on placera les points négatifs i, 2, et s’il y a lieu 3.
3° On tracera les normales à 43° (s’il y en a). Les points
d’incidence normale seront les centres approchés des zones claires 6, 6.
(c) Exécution du L avis . — (Voir plus haut, pratique du Lavis ; d’ailleurs les flèches indiquées sur la baguette et sur la gorge indiquent l’ordre de passage des teintes.) —
Pour les ombres portées, ne pas oublier ce principe. Une zone dans l’ombre portée doit être d’autant plus foncée qu’elle eût été plus claire sans l’existence de l’ombre portée.
(d) Observations. — 1° La première teinte d’ombre, dite
RENDU — APPLICATIONS DANS LE DESSIN D’ARCHITECTURE
teinte d’ébauche , se passe sur toutes les ombres indifférem- | ment (ombres propres et ombres portées) sans ménager les
Fig. 159
Entablement de la tribune des cariatides, à Athènes.
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filets de reflets, lesquels n’apparaîtront qu’avec les teintes d’ombres portées, 6', 5', etc.
2° Les premières teintes, 0, 1,2, 3, 4, sont des teintes
faites avec de l’encre de Chine ou avec la couleur qui doit rendre les effets de l’ombre ; elles sont de plus en plus faibles. La dernière doit être très légère.
MOULURES CYLINDRIQUES
Les teintes 5 et 6 sont des teintes de couleur (ocre jaune très dilué et un peu de carmin).
(e) Nota. — Ces teintes (0, 1, 2, 3, 4, 5, 6), qui, dans les lumières et dans les ombres propres, se passent en empiétant successivement les unes sur les autres, doivent, toutes , recouvrir en entier les ombres portées.
3° Les teintes d’ombres portées, 6', 5', 4', sur les
cylindres, se passent en recouvrement les unes sur les autres et exclusivement dans les ombres portées. Aucune d’elles ne doit atteindre de ligne négative. La dernière vient se limiter à la ligne n° 0.
4° Les ombres portées sur les surfaces planes se font en dernier lieu et par une seule teinte, composée exprès, de manière à donner à ces surfaces planes l’intensité des zones qui, sur les cylindres, ont les mêmes orientations qu’elles. C’est alors que l’on ménage les filets de reflets et que l’on tient compte, dans une certaine mesure, des effets de distance.
5° On ne doit mettre aucun trait de force.