IV. - DES POINTS ACCIDENTELS
face de l’angle formé sur l’arête FG , le point de vue est placé sur cette ligne; mais les objets situés dans l’un et l’autre côté ne concourent pas au point de vue , car ces objets ne font pas angle droit avec la ligne AB.
Si un meuble était placé parallèlement à la ligne de terre et faisant angle droit avec cette ligne, tel que le carré abcd , dans lequel est inscrite la moitié de la rosace qui est au plafond , les lignes fuyantes de ce meuble concourraient au point de vue , comme les lignes ca , clb.
Pour faire les carreaux que l’on voit dans cet appartement , on divise la ligne AB en autant de parties que Ton veut de carreaux : des points i, 2, 3, 4 , etc., on tire des lignes au point R et au point II. On voit que les lignes de la porte partant des points f et g , concourent au point H. Les lignes hk, l/n , des fenêtres , concourent au point R.
Cette figure peut servir à démontrer de quelle manière on doit diviser les carreaux de vitre et les mettre en perspective. Le carré nors de la fenêtre hk étant plus enfoncé que le carré phkt , on ne peut pas se servir du milieu de hk , mais on suppose le mur diaphane , et en prolongeant les lignes r/i , so , et les lignes lin, po , on retrouve la partie de la fenêtre cachée par le mur. Il ne reste donc plus à chercher que le milieu du carré nors que l’on trouve par le moyen des diagonales , et l’on a la ligne no que l’on divise en autant de parties que l’on veut de carreaux de vitre : de ces divisions on tire des lignes au point R.
Mettre en perspective un terrein montant ou descendant.
Lorsqu’on se trouve sur une grande route qui monte ou descend; si cette route , soit en montant, soit en descendant , s’enfonce dans la même direction, droit devant l’observateur, on ne fait que baisser ou hausser le point de vue, qui, à chaque changement de position,
devient autant de points accidentels , lesquels restent toujours sur la verticale que l’on éleverait au point de vue.
Ainsi, je suppose le terrein horizontal jusqu’à la ligne FJ (fig. 2); la rangée d’arbres AB doit concourir au point de vue. Si , après la ligne FJ, la rangée d’arbres FE descend, ces arbres doivent concourir au point Y , comme si le point de vue baissait , ou comme si ce point, de vue devenait un point accidentel terrestre.
Si la route monte ensuite, mais en tournant un peu à droite , les arbres GH qui bordent cette route, concourent à un point S, point accidentel céleste, qui s’écarte de la verticale élevée au point de vue , puisque ces arbres ne sont pas parallèles aux autres.
Si le terrein , en baissant de nouveau , se retrouve dans la direction où il était d’abord , la ligne O concourt au point T, qui se trouve, par cette raison , encore sur la verticale élevée au point de vue. Enfin , le terrein montant encore et reprenant sa direction à droite, comme les lignes partant de O, et X, concourent de nouveau au point S : ce point se retrouve naturellement à droite de la verticale élevée au point de vue.
O11 doit observer que la première rangée cl’arbres étant près de l’observateur et sur un terrein plat, on voit ces arbres dans toute leur grandeur. Pour la seconde rangée FE , il n’en est pas de même; comme le chemin descend , la ligne FJ , qui se trouve , dans cet endroit la partie la plus élevée du terrein , cache une partie des troncs de ces arbres.
Quant aux arbres GII, OX , etc. ; comme ils se trouvent très près de la verticale élevée au point de vue , et par conséquent presque en face de l’œil de l’observateur , on ne voit que des courbes données par les têtes des arbres qui s’enveloppent les uns les autres.
Ou voit que le monument abcd , qui se trouve sur le rocher , étant parallèle à la ligne de terre , les lignes fuyantes qui partent des points c, a, concourent au point de vue , ainsi que l’avenue de peupliers qui est à côté.