VI. — DES REFLETS DANS l’eAU
en arrière ou en avant, selon que les différens points de départ de ces perpendiculaires sont plus en arrière ou plus en avant.
On dessine ensuite le reflet semblable à la figure renversée , avec la différence que, dans le reflet, on voit les dessous, comme le dessous du nez, du menton, etc. , et que les lignes qui décrivent des courbes dans la figure, se présentent en sens inverse, dans le reflet.
Trouver le reflet dune avenue et dune maison.
La maison abcd étant donnée (fig. a) , l’on prolonge les perpendiculaires ab , cd.
Nous ferons observer que , lorsqu’un objet est éloigné du bord de l’eau, il faut prendre ia hauteur à partir de la base de l’objet, et non pas à partir de la surface de l’eau, comme nous l’avons fait jusqu’ici pour différentes choses dont la base se trouvait baignée par l’eau. Ainsi, plus il y a de terrein horizontal entre l’eau et l’objet, moins on doit voir de reflet.
On se donne donc les hauteurs ga égale à' ab et lie égale kcd; l’on a le carré gach égal à abcd. Pour le toit on se donne sur la perpendiculaire abaissée de e, la hauteur/)» égale kme. O11 trouve de même le reflet de la porte et des fenêtres.
Le reflet de l’avenue d’arbres AB se trouve de la manière suivante : De l’arbre AB , on abaisse une perpendiculaire sur laquelle on reporte EA égale à AC , et l’on reporte de même. CB ; le peu d’espace ne permet pas de laisser voir le sommet du premier arbre dans le reflet. Du point E, on tire une ligne au point de vue. Du sommet de l’arbre reflété, on conduit de même une ligne au point de vue. De tous les arbres E, G, H, on abaisse des perpendiculaires jusqu’à la ligne qui va de E au point de vue.
On dessine les reflets semblables aux arbres , avec la différence que , dans l’eau , on voit le dessous des arbres ; ainsi la masse de feuilles JL qui, dans le reflet, ni n, se trouve vue en dessous, décrit
une ellipse , et l’on voit les premières branches qui s’attachent à
l’arbre. L’autre côté se fait de même.
Trouver le reflet d’une voûte.
PI. XLI. — • La voûte AGCH étant donnée , l’on prolonge les perpendiculaires AC, BE, FL, GH. On reporte «F égale à FL, bG égale à GH : on fait de même pour l’autre côté. Ensuite on prolonge la ligne horizontale ab jusqu’au point de rencontre g , sur la perpendiculaire EB. Du point h, milieu de ag , et avec le rayon ha , on décrit le demi -cercle c : avec le rayon hb , l’on décrit un autre demi- cercle ; on prolonge les perpendiculaires JI, MR. Des points a e t g , on conduit des lignes au point de vue , jusqu’à la rencontre des perpendiculaires dl, R/, et prenant le milieu de la ligne df , on décrit un demi-cercle qui termine le reflet du dessous de la voûte.
Le reflet des portes N et O se fait de même que celui de la voûte. Le reflet des fenêtres P, R, etc., se trouve de même en abaissant des perpendiculaires de chaque fenêtre, et en reportant la hauteur, non pas de la base du mur au sommet des fenêtres, mais de la base de la pierre ou terrein sur lequel est posé ce mur ; ce qui est aisé en supposant ce terrein transparent : on reporte donc 4 b égale à 4P.
Pour trouver l’accroissement de la grande échelle klop , qui est penchée en avant, on se donne, à volonté, la base kl. Du point de vue et par ces points k et / , on tire des lignes que l’on prolonge à l’infini. On a ainsi une échelle d’enfoncement sur laquelle on prend à volonté deux points selon l’inclinaison que l’on veut donner à cette échelle, par exemple, mn. De ces points, on élève des perpendiculaires sur lesquelles on indique la hauteur que l’on veut donner à l’échelle, par les points o , p ; ensuite on dessine les bâtons ko , lp. On conçoit que op , étant plus près du spectateur que kl, paraît plus grand que kl. On se donne, à volonté, les deux premiers bâtons sur lesquels on met le pied , et, par le moyen déjà connu des dia-