JOI
sur la glace MN , au point C: le même objet se verra sur la glace OP , au point D : le point D le renverra en E , sur la glace ES , et l’oeil, se trouvant clans le rayon de réflection de E, verra l’objet en C et en E.
Comment deux miroirs , placés en face l’un de l’autre , multiplient
les objets.
Supposons deux glaces placées en face l’une de l’autre (fig. 3), et l’observateur juste au milieu de la distance qu’il y a entre les deux glaces. Pour mieux faire comprendre cette démonstration , nous supposons, derrière chacune des glaces , un point imaginaire représenté par les yeux A et B. Ces points doivent être à la hauteur de l’oeil C , et la distance «B doit être égale à la distance aC : donc Ac égale cC. En tirant des points e , f , des lignes à l’œil imaginaire B, et de même des points g, h , des lignes à l’œil A, ej se peindra, sur la glace GHIJ , en ab , et gh se peindra , sur la glace DKEF , en c.cl. Si l’on tire de nouveau des lignes des points d, c,à l’œil imaginaire B , cd se peindra , sur la glace GHIJ , en rs , etc.
En répétant cette opération , on multipliera ces deux glaces a l’infini , ainsi que les objets qui s’y reflètent.
On voit que la réflection ne fait que plier les rayons sans déranger les positions respectives des objets, d’où il suit qu'ils arrivent à l’œil dans le même ordre et avec le même degré de divergence que s’ils venaient immédiatement du point imaginaire situé à l’endroit où concourent ces rayons. S’ils étaient prolongés derrière le miroir , l’œil serait affecté comme si ce prolongement était réel , et l’impression que l’œil reçoit dépend de la direction du mouvement que les rayons ont à l’instant où ils arrivent.
Lorsqu’un objet avance ou recule devant un miroir, l’image paraît faire autant de chemin que lui derrière le miroir : mais , si c’est le miroir qui s’approche ou s’éloigne de l'objet , l’image fera une fois plus de chemin que le miroir.
Supposons que le miroir recule d’un pied devant l’objet ; si l image ne reculait que cl’une quantité égale , sa distance à l’égard du miroir se trouverait encore la même: elle serait moindre d’un pied que celle de l’objet au miroir ; il faut donc que l’image parcoure deux pieds , pour qu’il y ait de part et d’autre égalité de distance.
Trouver le reflet de deux miroirs posés en face Tun de Vautre } une personne étant placée entre les deux miroirs.
Soit le miroir AB (fig. 4) qui reçoit l’image d’un second miroir que nous ne voyons pas, placé en face du premier ; l’image de ce dernier miroir est représentée par CD. Le miroir AB se reflète dans celui qui lui fait face, et est renvoyé en EF, etc. La figure H se reflète par le dos dans la glace AB , en G. Comme elle se reflète de face dans la glace que nous ne voyons pas , elle est renvoyée en J, dans la glace CD, et ainsi de suite.
Pour trouver ces reflets : la glace AB étant donnée, des quatre angles on tire des lignes au point de vue. D’un point C, pris à volonté sur une des lignes qui vont au point de vue, on tire la parallèle CD. On construit la seconde glace , et par le moyen des diagonales, on trouve les autres glaces. Les reflets de la figure se trouvent de la manière suivante : La première figure H étant donnée, des points principaux, comme la tête, les épaules, la taille, etc. , on tire des lignes au point de vue, et on obtient ainsi la diminution de toutes ces figures.
Trouver le reflet de différens objets placés dans une chambre où sont plusieurs miroirs.
Pl.XLIV.— Supposons les miroirs ABCE etFGHJ, dans lesquels on doit voir l’appartement PCJio, que nous supposerons carré. Pour trouver le reflet de cet appartement, on s’y prend de cette manière :
De l'angle 10, on tire une diagonale qui passe par le point 8