VIII. - PERSPECTIVE DES PLAFONDS ET A VUE D OISEAU
qui concourent au point de vue : ici , ce sont , au contraire , les lignes d’élévation , comme colonnes, pilastres, arbres, maisons, etc., qui concourent au point de vue ou centre de la terre. La ligne d’horizon se trouve placée sur la terre , et le point de distance est à l’extrémité de la ligne d’horizon , sur un des côtés du tableau. Cette distance représente toujours celle qu’il y a de l’œil de l’observateur au tableau : on s’en sert , à l’égard du point de vue , absolument comme dans la perspective ordinaire.
11 est bien entendu que toutes ces lignes d’élévation qui concourent au point de vue sont parallèles entre elles; autrement elles concourent à des points accidentels : le même principe existe pour les plafonds.
APPLICATION
Mettre en perspective une cour entourée de bâtimens.
PI. XLIX. — Le plan dé la cour g Inb étant donné (fig. i), on trace les plans abcd , nopr , jhml , efgh ; des angles a,b , c , d, on tire des lignes au point de vue ( nous supposons ces bâtimens transparens). La hauteur bG se trouve par le point de distance ; du point G, on tire GF, parallèle à la ligne ab , et l’on construit le carré GHBF ; on emploie le même moyen pour les trois autres pavillons. Pour trouver celui du milieu , on trace , sur la ligne In , le plan LMNR. Du point de vue, on tire des lignes par ces quatre points ; la hauteur se trouve toujours par le point de distance. Si l’on veut mettre sur ce bâtiment un toit à quatre côtés , on s’y prend de cette manière : on tire les diagonales LN, MR , qui donnent O, milieu de la base ; on tire une ligne au point de vue passant par le point O ; sur cette ligne, et à une hauteur prise à volonté , on se donne un petit carré, plus ou moins grand ; des extrémités des lignes partant des points L, M, N, R , aux angles du petit carré, on tire des lignes qui terminent le toit.
Si l’on veut mettre en perspective les fenêtres du bâtiment qui est sur la ligne bn , on se sert d’une diagonale , comme on l’a démontré ( PI. XXVIII , flg. 2 ) ; mais ici, l’on fait l’opération dans le sens inverse , car c’est la hauteur des fenêtres , et non leur largeur qui diminue. On divise donc la largeur du bâtiment en autant de parties que l’on veut de fenêtres et d’entre-deux : de ces divisions i , 2, 3, 4? on tire des lignes au point de vue; on tire la diagonale 5 6 , et les points de rencontre donnent la place des fenêtres et entre-deux.
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Pour diviser le grand bâtiment qui fait face à ce dernier , on se sert encore des diagonales. La diagonale TX divise la hauteur en deux parties égales au point 9; la diagonale zX divise l’une de ces deux moitiés en deux parties , dont nous prenons la première pour la hauteur de la porte; et enfin TU divise 7 9, moitié de la hauteur, en deux parties , au point 8 , ce qui fait quatre étages.
Dans ces sortes de perspectives , on se sert de même d’échelles d’élévation. JII est supposé perpendiculaire au plan que nous regardons ; ainsi que les autres échelles,' celle - ci concourt à un point de l’horizon , ou au point de vue : ainsi JH étant supposé plus près de l’observateur que ts, paraît plus grand. Comme nous supposons glu b une figure plane, un plan géométral qui ne va pas plus loin que la base des bâtimens, il faut terminer l’échelle à la ligne gl , et JH ayant cinq pieds, ts aura cinq pieds également ; les figures qui se trouveront sur le plan gin b , seront égales à ts , ou cinq pieds. S’il y a plusieurs figures ou autres objets à la suite les uns des autres sur ce plan , la ligne ts donnerait leur hauteur. On conçoit que toutes ces figures , comparées les unes aux autres, ne. doivent subir aucune, diminution. Ainsi, en supposant une ligne qui passe par leur pied , et une autre ligne qui passe sur leur tète , ces deux lignes seraient parallèles. Ces figures , comme les autres objets , doivent concourir au point de vue , aussi bien que