VIII. — PERSPECTIVE DES PLAFONDS ET A VUE d’ûISEAU
les lignes qui forment les côtés des bâtimens , puisqu’elles sont verticales.
Pour trouver la hauteur de la colonne (fi g. 2 ), on se sert encore d’une échelle d’élévation. Si l’on veut une colonne de cinquante pieds , on commence par établir l’échelle ab , de cinquante pieds ; les côtés de cette échelle concourent au point de vue , et par le moyen des diagonales , on divise l’échelle en dix parties de cinq pieds chacune, de manière à ce que les cinq pieds de la base paraissent plus petits que ceux d’en haut. Sur le prolongement de la base de cette échelle , on se donne c/e, base de la colonne , et le prolongement du haut de l’échelle , c’est-à-dire ac , détermine la hauteur. Les divisions de l’échelle servent à trouver les différentes dimensions de la base , du tore et du chapiteau de la colonne, en tirant de toutes ces divisions des parallèles sur la hauteur de la colonne.
On remarquera que l’échelle fuyante se trouve ici dans l’échelle d’élévation. On doit se rappeler que ce que l’on nomme échelle fuyante, dans les perspectives ordinaires , se compose de deux lignes parallèles posées sur terre , qui, dans les apparences, semblent se rapprocher et concourir à un point de l’horizon : mais ici nous avons dit qu’il n’y avait que les verticales qui se dirigeassent vers un point de concours , et que les lignes parallèles entre elles et horizontales restaient parallèles : donc nous ne pouvons pas nous servir de ces sortes d’échelles fuyantes ; ce que nous venons de dire est prouvé par la fig. 3.
Les arbres plantés sur deux lignes parallèles , telles que AB, CD, HJ, LM (fig. 3), restent parallèles; seulement, chaque arbre, dans sa hauteur, concourt au point de vue : il en est de même des arbres E, F, G, etc. Le cercle formé par ces arbres se voit toujours sous la figure d’un cercle , mais chacun des arbres , posé verticalement , concourt au point de vue.
On met en perspective le bassin et le jet d’eau de cette ma-
nière : le cercle qui forme le bassin étant donné , ainsi que son épaisseur qui est une double circonférence , on divise cette circonférence en autant de parties que l’on veut de pierres; de toutes ces divisions 1,2, 3, etc., on tire des lignes au centre R et l’on a les pierres qui forment le dessus du bord. Du centre K., on conduit une ligne au point de vue ; sur cette ligne , avec le rayon qui a servi à décrire le bassin, et prenant pour centre un point un peu plus bas que K ( toujours sur la ligne qui va de R au point de vue) , on décrit une portion de cercle qui donne la profondeur du bassin : les côtés des pierres qui forment cette profondeur, étant placés verticalement, concourent au point de vue. Pour connaître la hauteur du jet d’eau , si on ne veut pas se servir de l’échelle , on peut opérer de cette manière : on tire la ligne horizontale ab , que l’on place plus ou moins bas , selon la hauteur que l’on veut donner au jet d’eau ; l’espace compris entre R et la ligne ab , sera la hauteur du jet d’eau mais cette hauteur , on 11e la connaît pas encore , et pour la connaître , il faut , du point de distance, tirer une ligne qui passe par le point R, base du jet d’eau , et que l’on prolonge jusqu’au point de rencontre a , sur la ligne ab.
Le mât du petit bateau qui est dans le canal (fig. 4) étant supposé vertical , concourt au point de vue. Toutes les lignes verticales des différens bâtimens qui se trouvent dans cette planche , doivent également concourir au point de vue.