XII. - DES ANAMORPHOSES. I
le paysage que l’on a sous les yeux , en tenant toujours un œil appliqué à l’ouverture C , et l’autre œil fermé ; on s’arrête à l’endroit qui présente l’ensemble le plus agréable , et l’on prend pour tableau l’espace qui se trouve compris entre les extrémités a et b des petites branches.
Au-dessous de ces branches , exactement en face de l’ouverture C, est pratiquée une autre petite ouverture, par laquelle on voit encore le tableau , et qui donne la place du point de vue : par exemple , si l’on a sous les yeux un bâtiment , l’endroit de ce bâtiment qui se trouve vis-à-vis le centre de cette petite ouverture , sera le point de vue. On remarquera ici que le diamètre ab1 qui détermine la largeur du tableau , est la moitié de EF , longueur de l’instrument : donc , la distance est supposée à deux fois la largeur du tableau. Nous avons d’autres instrumens pareils , dont la longueur égale trois fois le diamètre ab , et alors la distance est supposée trois fois la largeur du tableau ; la longueur EF de cet instrument représentant, comparativement à, ab , la distance qui sépare le peintre du tableau.
Cet instrument (i) a été exécuté avec le plus grand soin dans les ateliers de M. Lerebours, opticien, membre du Bureau des Longitudes.