‹ Traité de petite chirurgieChapitre 25 sur 96 · EXEMPLES · texte numérisé non relu

EXEMPLES

Ca taplasme m a tura tlf.

Excipient émollient. q. s.

Pulpe de lis cuite sous la cenJre, 1 z

Feuilles d'oseille. J aa ^

Onguent basilicum. ^ j.

Cataplasme contre la pourriture d'hôpital, et pour raviver chez les vieillards certains ulcères atoniques , grisâtres , ou affectés de gangrène.

Cataplasme émollient q. s.

Tranches de citron.

Les tranches de citron suffisent souvent seules pour déterminer la formation de bourgeons celluleux et vasculaires d'un ronge vif , et la sécrétion d'un pus crémeux et inodore à Ja surface d'ulcères, auparavant baveux, fétides et blafards.

On entend par cataplasme résolutif celui qui ne produit qu'une excitation légère, de nature à faciliter la résorption , sans être assez violente pour causer ou rappeler une inflammation. Les moyens le plus généralement employés pour obtenir cet effet sont l'acétate de plomb et i'eau-de-vie camphrée. On se contente d'en répandre quelques gouttes sur la surface d'un cataplasme émollient. Si le cataplasme résolutif est employé à la surface d'une tumeur indolente, en qualité de fondant } suivant l'expression de l'ancienne chirurgie, on en rendi-a l'effet plus actif par l'augmentation des doses de médicament, ou on le composera de

in.

Savon blanc. •» , ,

Farine d'orge. } P'^'* égales.

Eau. q. s.

C'est ici qu'il convient de ranger un cataplasme fait avec des pommes mûres que l'on fait cuire, et que l'on réduit en pulpe. Appliqué entre deux linges , sur les yeux, dans la période de déclin d'une ophthalmie , il produit de très bons effets comme émollient et excitant léger, sans avoir comme les émollients simples l'inconvénient de trop

relâcher, et de rendre œdémateuses les paupières et la conjonctive.

Les cataplasmes excitants aromatiques se composent avec les feuilles et les fleurs de plantes aromatiques , parmi lesquelles on distingue la tanaisie, l'absynthe , la camomille, le thym, la sauge, le romarin, etc. Ils produisent une excitation locale et générale , favorable chez un grand nombre d'individus. Appliqués sur le ventre, ils ont, principalement chez les enfants, un effet purgatif et an thelmin tique très marqué. Cette ressource est précieuse, lorsqu'une irritation gastro-intestinale, produite souvent par la présence des vers, ne permet pas cependant l'ingestion des médicaments vermifuges. La tanaisie, appliquée sur le ventre, a réussi à M. Guersent pour déterminer l'expulsion de trente à quarante vers lombricoïdes , sans qu'il soit survenu une augmentation sensible d'une phlegmasie intestinale , sous l'influence de laquelle cette médication a été employée.

Un excipient cuit dans du vin, ou arrosé de teintures alcooliques aromatiques , comme celles de quinquina, de cannelle, des diverses plantes labiées, mélisse, lavande, sauge, etc., sert à composer des cataplasmes diffusibles que l'on emploie dans les cas de prostration pour relever les forces, sans risquer de produire l'irritation funeste qui suivrait l'emploi de ces médicaments à l'intérieur. Au reste, l'effet de ces sortes d'épithèmes, très prompt à se manifester, est de peu de durée et demande à être renouvelé.

Appliqués pour une maladie locale, ces cataplasmes servent à ranimer chez des sujets faibles la surface de certains ulcères atoniques, surtout lorsqu'il y a des eschares gangreneuses. On ne doit point abuser toutefois de ces teintures alcooliques sur des surfaces absorbantes, et on doit toujours se rappeler que l'excitation produite par les

médicaments diff lisibles et par les alcooliques est toujours

suivie d'une prostration proportionnée à la vigueur factice

que l'on avait occasionée.

îl est enfin une sorte de cataplasmes que l'on fait avec

des substances animales , et dont nous ne parions que pour

engager à ne point s'en servir. Les gens des campagnes ,.

grands partisans de ces médicaments , emploient les excréments et les viscères d'animaux , l'urine, les nids d'hirondelle, les vers de terre, etc. La manière' d'agir de ces substances varie suivant qu'elles sont fraîches ou qu'elles ont déjà subi un commencement de décomposition. Dans le premier cas , elles agissent comme émollients par la chaleur, l'humidité et leurs principes immédiats , l'albumine, la gé^ latine, etc.-, ou comme irritants par l'urée, la matière rési-^ neuse de la bile, etc. Dans ie second cas , l'ammoniaque ou son sous-carbonate produit un effet excitant, mais cet eifet est plus ou moins altéré par le dégagement de miasmes funestes. Nous ne nous arrêterons pas sur la composition de ces épithèmes dégoûtants et infidèles dans leur

i emploi, Fart offrant une foule de moyens de produire les. mêmes effets avec plus de certitude, de propreté, et sans avoir à redouter les mêmes inconvénients.

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