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BAINS DE SIEGE

Il suffit pour les prendre d'un baquet ordinaire. Le liquide employé est l'eau simple ou les décoctions émollientes ou narcotiques. Ils sont d'un grand secours dans la cystite et l'uréthrite pour calmer ces phlegmasies, et faciliter le cathétérisme , par la diminution du gonflement et de la sensibilité des parties phlogosées; on s'en sert également dans toutes les inflammations des parties contenues dans le bassin , ou situées à la marge de l'anus. Ils sont principalement utiles chez les femmes dans les affections du vagin et de l'utérus, et pour rappeler un écoulement menstruel sup-

primé. On doit en prenant ces bains recouvrir le baquet avec une couverture de laine , pour empêcher le refroidissement des parties situées hors de l'eau.

PÉDILUVES.

La composition des bains de pieds varie en raison de l'effet que l'on se propose de produire. S'il ne s'agit que de combattre une inflammation locale, l'eau pure ou une décoction émolliente à trente degrés centigrades suffisent. Mais dans le plus grand nombre des cas on se sert des pédiluves comme révulsifs d'une irritation qui a son siège dans l'une des trois cavités splanchniques. On élève alors davantage leur température, jusqu'au point où le malade peut la supporter sans se brûler , et on rend le liquide plus actif en y ajoutant un corps irritant en solution ou en suspension.

Le mode d'action des pédiluves irritants est le même que celui des sinapismes, et il y a entre ces deux moyens, qui peuvent se. suppléer, la même analogie qu'entre les bains et les cataplasmes émollients. On observe pourtant cette différence, qu'en raison de l'élévation plus grande de la température, élévation que l'on proportionne à la sensibilité de l'individu ou de la partie immergée , le pédiluve agit plus promptement que le sinapisme *, mais son effet ne se prolonge pas comme celui du dernier , à moins que, l'eau étant bouillante, il n'y ait eu vésication à la peau.

La facilité que l'on éprouve d'appeler presque instantanément par le pédiluve une grande masse de sang dans les pieds, indépendamment de l'action irritante produite sur les nerfs, fait que ce moyen est précieux dans une foule de circonstances. Il réussit très bien dans les céphalaî^

gies, les angines, les phlegmons du cou et des parois du tronc , les dyspnées qui accompagnent les affections thoraciques, etc., etc.

Pour administrer un bain de pieds , il suffit d'un sceau qui contienne le liquide. Le malade est ordinairement assis les jambes dans l'eau -, une couverture place'e sur les genoux, et qui enveloppe le vase, empêche tout refroidissement. Si le malade est alité et trop faible pour se lever et s'asseoir, ou qu'il y ait de l'inconvénient à lui faire quitter sonlit,onse contente cle sortir les pieds au dehors; ils sont reçus dans le vase porté sur une chaise. La profondeur du liquide n'excède pas habituellement la hauteur des malléoles. #

Le temps que doit durer l'immersion varie suivant la nature de la maladie. Le pédiluve émollient employé contre une inflammation locale peut être pris pendant une heure et même plus*, l'action de celui qui doit produire un effet révulsif est maintenue de dix à vingt minutes. Dans le cas où la faiblesse du malade ne permet pas une immersion prolongée on abrège la durée du bain. Au reste le principal effet est produit lorsque le pied est d'un rouge vif, et que les veines tuméfiées se dessinent sous la peau, sous la forme de cordes noueuses roulantes sous le doigt. La stase du sang dans les vaisseaux continue encore pendant quelques heures après le bain , elle se dissipe ensuite graduellement.

Fédiluves irritants,

Sinapisé.

Eau chaude à 45° centigrades, quantité suffisante, en poids. îb viij.

Farine de moutarde. 3 iv.

Alcalin.

Eau chaude. q. s.

Sous-carbonate de potasse. § iv.

Acide.

Eau. q. s.

Acide hydrochlorique. 3 ij à iv.

MANULUVES.

Le degré de température , la composition et Faction de ces bains sont les mêmes que pour les pédiluves*, on s'en sert quelquefois, de préférence à ces derniers, dans les affections chroniques du cœur ou des poumons. On dose les substances irritantes suivant la quantité du liquide, d'après les proportions énoncées pour les bains de pieds.

Enfin, il est encore quelques bains partiels que l'on administre fréquemment pour combattre une inflammation locale. Le liquide est une décoction de graine de lin ou de racines de guimauve. On baigne ainsi isolément l'avant-bras et la main dans un vase quelconque de grandeur convenable. On baigne aussi la verge ou les testicules enflammés.

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