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GARGARISMES

C'est un bain local que l'on donne au voile du palais et à l'arrière-bouche. La partie malade, qui est passive en prenant les autres bains, est dans celui-ci le siège d'une contraction active. En effet, pour que le liquide dont on se sert pour gargariser ne soit point avalé, ce qui par fois ne serait pas sans inconvénients , il faut que , par une contraction soutenue, la base de la langue soit appliquée contre la paroi postérieure du pharynx. La tète étant .ensuite renversée en arrière, le liquide se trouve en contact avec le voile du palais, ses piliers et la partie de la paroi postérieure du pharynx située en regard. Mais pendant tout le temps que dure le bain local, la respiration ne sauraitavoir lieu , et en outre, la contraction du pharynx est d'autant plus douloureuse, et par conséquent d'autant plus difficile à soutenir et irritante dans ses effets, que les parties elles-mêmes sont le siège d'une inflammation plus vive. On voit donc qu'un gargarisme doit se composer nécessairement d'une série d'applications liquides que l'on rejette successivement , et d'intervalles pour permettre l'exercice de la respiration et le repos des muscles contractés pendant le contact du liquide. Sous ce rapport le gargarisme doit être considéré moins comme un bain que comme une succession de lavages.

On donne aux gargarismes toutes les propriétés médicamenteuses. Leur mode d'action est le même que celui des cataplasmes.

Exemples de gargarismes.

Emollient.

Décoction émoiliente. % iv.

Sirop de miel. § ft.

On s'en sert en guise de cataplasme dans la période aiguë des inflammations du voile du palais et du pharynx.

Astringent.

Décoction d'orge. § ij.

— de roses de Provins, * .. ?.

— d'écorce de grenade. } aa 3J*

Miel rosat. § ij.

Il est utile dans la période de déclin des angines pour procurer un peu d'astriction à la membrane muqueuse gonflée et ramollie, et au tissu sous-muqueux engorge' par les liquides 5 en un mot toutes les fois que Ton a lieu de craindre que l'inflammation ne persiste à l'état chronique.

Excitant.

Décoction astringente. 3 iv.

Miel rose. 3* !••

Acide acétique. q. s.

Ou bien acide sulfurique

ou hydrochlorique. gut. xv.

On en fait un fréquent usage dans les angines gangreneuses, et pour ranimer les tissus enflammés d'une manié-

re chronique, surtout lorsque les parties exhalent une odeur fétide.

Narcotique, ou calmant.

Décoction émolliente. ^ iv.

Sirop de miel. ^ j.

Laudanum de Rousseau. gut. xv.

An ti-syphilitiq ue.

Gargarisme émollient. ^ iv.

Deuto-chlorure de mercure, gr.j à ij.

11 est usité comme moyen local dans les affections syphilitiques , lorsqu'il y a des ulcérations au voile du palais.

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