OBJETS COMMUNS A TOUS LES PANSEMENTS
§ I. — Lit.
Autant que possible le lit du malade sera étroit, afin que le chirurgien et les aides placés de côtés différents puissent
PANSEMENTS. ÙJ
facilement atteindre au milieu. Quand un lit est trop large, il est difficile aux assistants de pouvoir soutenir long-temps les diverses positions nécessaires pour faciliter les pansements, sans qu'il en résulte une fatigue extrême des muscles de la région dorsale. En outre, ce lit sera assez élève pour que l'on ne soit pas obligé de se trop baisser. Les matelas sefont fermes pour qu'ils ne s'affaissent point en formant sous le malade un creux dont les côtés pressent souvent sur les appareils ou sur les parties malades. Le lit devra être entouré de rideaux épais et larges, pour que dans les pansements ils puissent envelopper le chirurgien et les aides. Cette disposition est d'un grand intérêt, pour qu'en découvrant le malade il se trouve le plus possible isolé de l'atmosphère froide et des courants d'air de la chambre, ou de la salle dans les hôpitaux. Enfin, lorsque l'affection est grave, et surtout lorsqu'il y a fracture des extrémités inférieures, il est bon qu'une corde, fixée supérieurement au ciel du lit ou au plafond de l'appartement, descende jusqu'à portée du malade. On attache au bout libre de cette corde une poignée dont il se sert pour changer de position, pour aider aux pansements , ou pour satisfaire à ses différents besoins.
§ II. — Objets divers.
Enfin il est des objets d'un usage général qui appartiennent plus ou moins à tous les pansements. Tels sont des lu» mières, lorsque le jour n'est pas suffisant; des cuvettes ou des bassins pour contenir les divers liquides médicamenteux, ou recevoir les pièces d'appareil que l'on retire de dessus les plaies ; des éponges et des vases d'eau chaude et froide pour imbiber les appareils ou nettoyer les parties , et des linges mous et fins pour les essuyer.