‹ Traité de pharmacie théorique et pratique, contenant les élémens, l'analyse et les formules de tous les médicamensChapitre 38 sur 142 · SUC GASTRIQUE · texte numérisé non relu

SUC GASTRIQUE

Une substance huileuse enduit la plupart de ces couvertures du corps animal; les alcalis s'en emparent; c'est ainsi cju'on opère lé décreusage de la soie, qu'on prive les laines de leur suint (œsype , jadis usité en médecine, et qui a l'odeur fétide du bélier). Traitées parles alcalis caustiques, toutes ces matières donnent aussi un savon animal qui, étant brûlé, fournit des prussiates alcalins, ou hydrocyanates.

Le pus et les croûtes qu'il forme, sont une sorte de mucus albumineux , non alcalin, analogue au fromage passé et coulant; quelquefois acide, précipitâbîe par des sels métalliques, formé par les débris des tissus animaux qui se décomposent. Plusieurs donnent de l'ammoniaque et de l'hydrogène sulfuré, l/acide chlorique, ou la seule exposition à l'air, le concrètent, le rendent insoluble à l'eau. ( Voyez Afém de Scliwilgué sur le pus. ) Mais la sanie blanchâtre diffère de l'exsudation acre des ulcères malins ou cancéreux , ou phagédéniques, qui sont ammoniacaux et hydrosulfurés ; ou de la matière putrescente des bubons et anthrax pestilentiels qui exilaient des miasmes contagieux (>). Le venin de la vipère est, selon Fontana, de nature muqueuse, ni acide, ni alcaline, mais septique; il se concrète à l'air. Les acides minéraux détruisent les qualités délétères de ces substances, surtout le nitrique et le chlore. Le mucus acre et fétide des glandes cutanées des crapauds, celui des salamandres , celui des lézards-geckos , avec lequel les Africains enveniment leurs flèches et zagaies, sont peu connus ; le premier tient une matière grasse très-amère et un acide. On sait que quelques-uns se dissolvent dans les huiles fixes. Il en est de même au mucus des zoophytes, méduses, ou du lièvre marin, Aplysia depilans L.

De quelques autres sécrétions.

Le suc gastrique, trouvé acide dans l'estomac des herbivores (surtout dans la caillette du veau), sans acidité chez les carnivores, fluide, aide à la digestion des alimens, n'ofFre à l'analyse que des produits animaux ordinaires , comme la salive. On l'emploie quelquefois en friction sur la peau , pour faire pénétrer les substances auxquelles on l'associe , comme la bile, la scille, etc. Le [suc pancréatique paraît de nature analogue.

(0 Tous ces pus, inoculés dans les animaux vivans, y déposent, comme «les fermens, leur même maladie, la gale, la petite-vérole, la vaccine, etc. Ils ne produisent aucun mal, introduits dans l'estomac la force digestive les décompose, pour l'ordinaire.

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