‹ Traité de pharmacie théorique et pratique, contenant les élémens, l'analyse et les formules de tous les médicamensChapitre 37 sur 142 · MUCUS · texte numérisé non relu

MUCUS

mières, ou lorsque ranimai vit de fourrages plutôt que d'herbes vertes, aqueuses. \Joxygala, ou lait mêlé à du vinaigre, est vanté comme rafraîchissant par Galien. En Italie et dans l'Inde, on y mêle du vin et du suc de limons , en le mangeant. Les plantes ombellifères paraissent augmenter la sécrétion du lait chez les animaux. (Voyez Précis d'expér. sur le lait, par Parmentier et Dey eux, Paris, an 7, in-8°. ) Noua parlerons ci-après du beurre et du sucre de lait. En faisant bouillir du lait avec des alcalis fixes, sa partie caséeuse se dissout en liquide rougeâtre, selon Boerhaave. La séparation jdu beurre ne peut pas se faire sans l'intermède de l'air, et l'absorption de l'oxygène dans la baratte ou bat-beurre. Le deutochlorure de mercure caillebotte le lait, et se combine au easéum à l'état de protochlorure (mercure doux, calomel), Il en est de même des hydrochlorates d'étain : le lait est leur contre-poison. En chauffant tous les jours du lait, et dissipant l'acide acétique qui s'y formerait, M. Gay-Lussac a pu le conserver pendant plusieurs mois. Deux parties de lait, une de vinaigre, chauffés, donnent uneoagulum qu'on filtre; la liqueur se couvre, un mois après, d'une croûte qui, séchée, devient transparente et mince comme la baudruche ; elle peut être employée à écrire; selon M. Deschamps.

Du mucus animal et des mucus vénimeux.

Il en est de plusieurs sortes, 1° les liquides : le mucus des poissons, le frai des grenouilles, la bave des mollusques, comme les limaces, les huîtres, la salive, le mucus nasal, donnent par dessiccation, ainsi que les larmes, une sulwtance insoluble dans l'alcool, non coagulable au feu, et que ni le tannin ni le deutochlorure de mercure ne précipitent, mais qui l'est par le nitrate d'argent, les acétate et suracétate de • plomb. L'air l'oxyde et la rend insoluble, en forme une masse croûteuse. Cette humeur contient souvent des muriates de soude et de potasse, et quelques autres sels. On use du frai de grenouille et de la bave des limaces comme topiques rafraîchissans. Le frai de grenouilles précipite les nitrate d'argent et acétate de plomb, ne se concrète point par l'ébullition dans de l'eau, comme l'albumine. Les acides le dissolvent, ainsi que les alcalis. Evaporé à siccité et incinéré, on y trouve des phosphate et carbonate de chaux, de la silice, un peu d'oxyde de 1er, etc., selon M. Peschier; 2° les mucus secs, forment l'épiderme, les cornes, poils, ongles, etc., des animaux.

POILS, PLUMES, SOIES, etc.

Des poils, plumes, soies, ongles , èpiàefmc , c£t\

Ces matières paraissent toutes composées d'un mucus concilié et oxygéné, insoluble à l'eau , imputrescible s'il demeure sec. h lies contiennent aussi de la gélatine concrétee et un peu de soufre.

i° Les poils, les cheveux, les laines, les soies du porc, le fanon de haleine , et la corne de rhinocéros (formés de poils agglutinés), l'éponge, composée d'un feutre de là nature du poil, etc. Selon l'analyse de M. Vauquelin, les cheveux contiennent beaucoup de mucus desséché, de l'huile blanche concrète, un peu d'huile épaisse comme du bitume, d'un gris verdâtre dans les cheveux noirs, d'une couleur rouge chez les roux, d'une couleur pâle chez les blancs; des oxydes de manganèse et du fer sulfuré, de la silice, du soufre, des phosphate et carbonate de chaux.

a° Les plumes , leurs barbes, le duvet, la moelle fongueuse, la portion creuse et transparente, les piquans du porc-épic, etc.

3° Les ongles, becs, les écailles de poissons, de serpens.

4° V épidémie durci des callosités et cors, le test coriace des insectes, la poussière furfuracéc, écailleuse de la peau des lépreux, celle des ailes de papillons; etc. M. Vauquelin a trouvé dans la peau de certains poissons, surtout des pleuronectes, beaucoup de phosphate de chaux. L'écaillé des tortues de terre est du phosphate de chaux recouvert de corne ; celle des tortues de mer n'est que de corne. En général, tous les épidermes résistent beaucoup à la dissolution.

5° La soie des chenilles fileuses, des araignées tapissières, et le bjssus des coquilles bivalves, comme de la pînne marine, formés par une liqueur d'apparence gommeuse, qui se durcit sur-le-champ hors de l'animal, en s'oxygénant.

Toutes ces substances fournissent par le feu, par l'acide nitrique, par les alcalis caustiques, les mêmes produits annualisés, savoir : de l'ammoniaque ou de l'azote, de l'huile, de l'acide prussique, des gaz plus ou moins fétides. Les poils et plumes brûlés passent pour antihystériques (on en tire aussi de l'huile animale ou pyrozoonique, de Dippel). L'éponge calcinée en vaisseaux clos est antiscropliuleusc et contient de l'iode. On se sert de la matière perlée de la peau de l'ablette pour imiter les perles; on tire de la soie crue, distillée, une liqueur chargée de carbonate ammoniacal, fétide, employée dans lès gouttes céphaliques d'Angleterre. Le test des insectes recèle une matière oérumineuse, souvent vésicatoire.

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