‹ Traité de pharmacie théorique et pratique, contenant les élémens, l'analyse et les formules de tous les médicamensChapitre 40 sur 142 · HUILES, GRAISSES, SUIFS · texte numérisé non relu

HUILES, GRAISSES, SUIFS

avoir été un dépôt alLumineux de cette humeur, ou une matière caséeuse. Ses vertus paraissent imaginaires.

GENRE III. Des matériaux huileux et ou domike l'hydrogène; DES CÉRUMENS, ET DES SAVONULES ANIMAUX. (LçslluileS

empyreumatiques animales n'étant pas des produits immédiats , sont traitées ailleurs. )

Des huiles , graisses et suifs j et de leurs élémens, la stéarine

et Vilaine.

Al mesure que ces substances ont une plus grande proportion de carbone, elles sont plus concrètes : ainsi l'axonge en tient plus que l'huile, et le suif plus que l'axonge ou le beurre : nous traitons ailleurs des moyens d'obtenir purs les corps gras.

Toutes sont inflammables et fixes, immiscibles à l'eau, presque insolubles dans l'alcool et lether à froid; mais plus ou moins solubles à chaud, s'en séparent avec le refroidissement; d'un toucher onctueux, propres à former des onguens , oindre et assouplir les organes; composant des savons avec les alcalis, rancissant par les acides, s'oxygénant par l'acide nitrique, donnant à feu nu de Facide acétique mêlé d'huile pyrozoonique (qu'on appelait acide sébacique), de couleur rousse, de saveur acre et forte, avec de l'hydrogène carboné, mais non pas de l'azote ; elles peuvent s'emparer d'une partie de l'oxygène des oxydes métalliques, comme dans les emplâtres , et se rapprocher de la consistance résineuse. Elles dissolvent bien les résines , ets'unissent aux huiles volatiles, aux cires végétales, etc. Par la chaleur elles dissolvent aussi le soufre et le phosphore, et les font cristalliser.

La rancidité est d'autant plus prompte, que la matière gélatineuse ou albumineuse contenue dans ces huiles est plus disposée à s'aigrir ou se corrompre par une douce température; c'est pourquoi le beurre non débarrassé par la liquéfaction d'une portion de casèum, rancit bientôt; le sain-doux, la * moelle, sont de même. Le lavage à grandes eaux, ou avec un peu d'alcali , ou avec l'alcool, enlèvent la rancidité en grande partie du beurre et des graisses, surtout si l'on purifie par la fonte ces corps gras de leurs substances gélatineuses et albutnineuses ; mais celles-ci leur donnent une saveur plus douce et plus agréable. Ces huiles concrètes prennent une forme cristalline après la liquéfaction. Etant oxygénées, elles éteignent ou oxydent facilement le mercure ; sont rances et moins inflammables , contiennent de l'acide acétique.

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