‹ Traité de pharmacie théorique et pratique, contenant les élémens, l'analyse et les formules de tous les médicamensChapitre 88 sur 142 · II. Eau de chaux i e · texte numérisé non relu

II. Eau de chaux i e

Huile d'olive. 500 Sramm- ftl-

ou seulement, huile. . . 80 gramm. | ij. &

On agite le tout dans une bouteille. Ce savon calcaire est très-utile contre les brûlures. On peut y mêler du laudanum liquide de Sydcnham, 8 grammes ou 2 gros.

Liniment savonneux hydrosuif urè , de M. Jadelot.

li. Sulfure de potasse .... 200 gramm. \ vj.

Savon blanc râpé .... 1 kilogr. ftij.

Huile de pavot a kilogr. fciv.

Huile volatile de thym. . . 8 gramm. 3 ij.

On triture le sulfure dans un mortier chauffé, on le passe au tamis; ou plutôt on dissout ce sulfure dans le tiers de son poids d'eau , un jour d'avance.

On râpe le savon, que l'on fait fondre au bain-marie , dans l'huile de pavot. On triture la solution de sulfure, ou ce sulfure en poudre avec l'huile savonneuse. On ajoute à k fin l'huile volatile de thym.

LINIMENS, etc. 237

La couleur verdâtrc de ce liniment blanchit par le contact avec l'air.

L'usage est d une once ( 3 a- grammes) en frictions, contre la gale; on la guérit ainsi en $ jours.

Liniment de Roncalli.

IL Une vésicule de fiel de hceuf entière. Ajoutez à la bile qu'elle contient :

Hydrochlorate de soude en poudre.. Z ijj.

Huile de noix $ cuillerées.

Exposez ce mélange à une douce chaleur pendant quelque temps.

C'est un topique très-utile contre les tumeurs scrofulcuses, et il les résout. îl faut employer aussi les remèdes internes.

Liniment phosphore.

K. Huile d'olive ....... a5o gramm. \ viij.

Phosphore pur en morceaux . . grains xij/

Faites chauffer l'huile, mettez-y le phosphore, et faites dissoudre.

On peut, au lieu d'huile, employer del'axonge bien pure, et y faire également dissoudre le phosphore à chaud. Voyez la pommade phosphorée , tome JI<\

On se sert de ce liniment comme d'un stimulant utile en friction sur les membres paralysés et atrophiés.

Liniment de cantharides camphré.

R. Teinture alc oolique de cantharides . 16 gramm. £ iv.

Huile daman d< -s douces ia8 gramm. g if .

Savon amygdalin 3? gramm. \ j.

Camphre q gramm, ^ ft.

Dissolvez le camphre dans l'huile, et le savon dans la teinture alcoolique j unissez le tout.

On prépare des linimens semblables avec les teiutures de scille ou de digitale pourprée. On en fait des frictions diurétiques.

Savon mercuriel, de M. Chaussier.

Ji. Onguent mercuriel double . . . . m gramm. | iij fi. Lessive saturée de soude caustique. . 96 gramm. | iij.

Formez par trituration un savon animal, en versant peu à. peu la solution de soude. Il se forme un savon de bonne consistance, avec le temps. C'est un bon remède, en frictions, contre la gale, les dartres, non moins que contre la maladie vénérienne. Voyez aux Savons, tom. II.

238 LINIMENS, etc.

- Beurre de Saturne.

Tf Huile d'olives ou d'amandes douces. \

Acétate de plomb liquide ou extrait J aTa 64 gtamm. J ij. de Saturne '

Mêlez. Il acquerra une consistance butyreuse. On s'en sert comme liniment dessicatif, résolutif, rafraîchissant, à l'extérieur seulement. Il convient aussi dans les brûlures.

L'onguent nutrition est de la nature des linimens.

Oxyrhodin.

% Huile rosat 64 gramm. J ij.

Vinaigre rosat 3a gramm. J j.

Agitez ensemble. C'est un liniment contre les dartres , la gratelle, les inflammations érysipélateuses. .

savonneux opiatique.

y Teinture alcoolique d'opium . . 3a gramm. | j.

Savon amygdalin 16 gramm- 5 r?.

Huile d'amandes douces. . . 64 gramm. 5 ij.

Faites un liniment adoucissant.

Liniment antiparalytique, ou eau de Barnaval.

y Carbonate d'ammoniaque alcoolisé (*\ 80 gramm, § ij fi. Huile de petits chiens, ou huile grasse

mucilagineuse g6 gramm. | iij. 1

Savon noir 1 a gramm. 3 iij.

Alcoolat de romarin 19a gramm. § vj.

On délaie le savon avec l'huile; on ajoute l'alcool d'ammoniaque et celui de romarin ; on agite fortement le tout, qui est susceptible de se séparer. On se frotte de ce liniment dans la paralysie, le rhumatisme, l'engourdissement. Il serait utile de réformer ce médicament, en employant de l'ammoniaque fluor et de l'huile grasse de lin pour former un liniment qu'on étendrait dans l'alcool de romarin. On peut ajouter aussi du savon blanc ordinaire. ( Voyez le Baume opodeldoch anglais. )

Liniment sulfurico^térébenthiné , contre les engelures.

Tfi Huile volatile de térébenthine. . 64 gramm. 5 ij.

d'olives 160 gramm. ? v.

, Acide sulfurique 16 gramm. \ fi.

Mêlez. On en frictionne la peau dans les engelures, les brûlures, les entorses, quand la peau n'est pas entamée.

l«l On le fait en distillant le carbonate ammoniacal avec l'esprit de vin , ou en dissolvant de ce sel 3 ij dans l'alcool

L1NIMENS, etc. xJp Liniment résolutif, de Pott.

R. Huile volatile de térébenthine. . 64 gratnm. 3 M - Acide hydrochlorique ordinaire. . 3a gramm. J j.

Mêlez. Usité contre les rhumatismes , les loupes, et les kystes ou tumeurs.

Liniment antihémorrhoïdal , du docteur Andry.

y Miel de Narbonne. . . . \

Huile d'olives 1 a"a 3a gramm. § j.

Térébenthine pure. . . . 3

Mêlez.

Liniment diurétique de Kuser.

Dans deux jaunes d'oeufs on mêle huile volatile de térébenthine 3a grammes J j , en un mortier de verre, et on ajoute eau distillée de menthe 96 gram. J iij. On fait des frictions inguinales dans l'ischurie spasmodique.

Liniment antiscrqfuleux , de Hufeland.

% Fiel de bœuf récent . . . . \ H

T Savon blanc J a a ia gamm. 3 it,.

Onguent d'althaea 3a gramm. \ ).

Huile volatile de pétrole. ... 8 gramm. 3 ij.

Carbonate ammoniacal pyrogéné

huileux ........ a gramm. 3 fi.

Camphre 4 gramm. 3 j.

Mêlez selon Fart; on en frictionne les glandes engorgées et scrofuleuses, toutes les trois heures.

Eau tt'Alibour. *

*]f Sulfate de cuivre . . . ,. ao gramm. 3 v.

«de zinc. ... - 70 gramm. $ ij S j fi.

Safran gàlinois pulvérisé. 4 gramm. 3 \.

Camphre 10 gramm. 3 ij &

Eau commune a kilogr. ft> iv.

Dissolvez les sels en les triturant avec le camphre dissous dans de l'alcool; ajoutez le safran, toute la quantité de l'eau ; et, après quelques jours de digestion en un matras, en agitant de temps en temps , filtrez. C'est une lotion utile contre les plaies, les contusions, les brûlures, les ophthalmies chroniques.

Eau.de Gondran.

Ifi Acide hydrochlorique (muriatique) : ia8 gramm. 5 iv. Huile de pétrole ou naphte .... f\ gramm. 3 j-

Mêlez. On verse cette liqueur dans de l'eau tiède pour une lotion antirhumatismalc.

afa ÉPITHÈMES, etc.

Digestif.

Tfi Térébenthine liquide pure . . 64 gramm. $

Jaune d'œuf. * JN° 1 .

Huile de millepertuis ou rosat . Q. s.

Mêlez dans un mortier. On y peut joindre des teintures de myrrhe et d'aloès , ou de l'alcool camphré. Ce liniment s'emploie pour les plaies, comme détersif. On l'applique sur des plumasseaux de charpie. Si, au lieu d'huile on met de l'eau de menthe poivrée et davantage jaunes d'oeufs, on a un Uniment très-van té contre l'ischurie spasmodique.

DES ÉPITHÈMES, FRONTAUX, CUCUPHES, ÉCUSSOPÏS, etC

Le mot épithhne ( dVcnO/^t , j'applique) désigne un topique quelconque, mais surtout ceux qu'on applique à la région des principaux viscères. Ce sont d'ordinaire un corps tonique, ou des eaux spiritueuses, ou des huiles aromatiques, ou des poudres. Ceux qui sont liquides s'appliquent au moyen de compresses, ou d'une éponge, ou du coton, de la laine, imbibés de ces liquides.

Epitlieme stomachique.

% Mie de pain \ ~ ~, ^

Semences de cumin pulvérisées . / H a 6* 8ramm .1

Girolles en poudre » ~ , - .

Noix muscades en poudre . . . }aa 4 §*■"■' 3 *

Vin d'Espagne. ... f ... Q. s.

On fait du tout une pâte qu'on étend sur de la peau, et qu'on applique sur l'estomac, dans l'atonie et les langueurs de ce viscère.

Collier de Morand , contre le goitre.

Ifi Muriate d'ammoniaque . % *

de soude décrépité . . V Part, égales. Éponge calcinée, non lavée . . )

On pose la poudre de ces substances dans une carde de coton que l'on recouvre d'un taffetas noir comme un coussinet pour un col, et on le porte sur les goitres, jour et nuit. Ce-collier se renouvelle chaque mois.

Les fronteaux qu'on applique sur le front, contre les céphalalgies et migraines, sont, ou pulpeux, ou pulvérulens, ou liquides. Ceux avec le vinaigre rosat et l'eau fraîche servent pour arrêter les hémorrhagies. Ceux avec des poudres aromatiques dissipent les engorgemens de la glande pituitaire.

Epithemc d'ail.

y Ails dépouillés de leurs tuniques. Q- 8. Tilez dans un mortier avec partie égale d'axon^e de porc.

On l'applique à la plante des pieds deux fois par jour. f\e-

SUPPOSITOIRES, PESSAIRES, etc. atfi mède vanté contre les toUx opiniâtres, ou quintes de coqueluche.

Frontal hypnotique ou assoupissant,

y Feuilles de iusquiamc . i f 3a gramm. § j.

Fleurs de pavots rouges . . J 0 , » '

Extrait d'opium * 3 décigr. g vj.

Vinaigre Q. s.

Formez du tout une pâte à placer sur le front entre deux linges dans les violens maux de tête. L'opium doit être divisé dans le vinaigre.

Les cucuphes et demi-cucuphes sont des espèces de calottes ou bonnets, dans la doublure desquels on place des poudres céphaliques et aromatiques. On pique le bonnet afin de tenir ces poudres également réparties. Elles se composent de romarin, desauge, debétoine, de benjoin, de cannelle, girofle, (te. On les applique sur la tête nue , dans plusieurs maladies. On a imaginé, pour les maniaques et les frénétiques, une cucuphe, faite d'une moitié de citrouille ou de melon vidé en calotte , pour tenir leur tête froide. On y peut mettre aussi de la glace pilée. Le fromage mou, dans le casque de don Quichotte, était de ce genre.

Les écussons ( du mot latin scutum) sont un emplâtre solide applicable en divers lieux ; par exemple, on étend sur une peau de la myrrhe, au milieu de laquelle on place de l'opium, et on place cet écusson sur la tempe contre la douleur de dents ou d'oreilles. On fait un écusson de thériaque et de storax, qu'on anime par quelques gouttes d'huile de girofle, pour l'appliquer Sur l'estomac comme tonique. On met encore despoudres en sachets pour être appliquées ainsi.

DES SUPPOSITOIRES , PESSAIRES, BOUGIES ET SONDES,

Le mot suppositoires vient de subponere , poser dessous, parce qu'ils se placent dans l'anus; ce sont des drogues acres, de consistance un peu solide, formées en cônes allongés, de la grosseur du petit doigt ou même moins, dont l'usage est d'irriter l'intestin rectum pour exciter l'excrétion stercoraire. On leur donne environ 45 millimètres de hauteur, i pouce et demi. On incorpore pour cela des poudres d'aloès, ou de coloquinte, ou de scammonée, etc., avec du miel épaissi, ou de la cire, ou du suif, ou du beurre de cacao, ou du savon blanc. On joint de l'hydrochlorate de soudé àces substances, que l'on coule liquéfiées dans des cornets de papier, où elles se figent. Le sel marin et le miel épaissis en pâte ferme, composent un suppositoire purgatif. Le savon se taille au couteau pour le même objet, î. 16

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