‹ Traité de pharmacie théorique et pratiqueChapitre 16 sur 608 · POUDRE DE CIGUË · texte numérisé non relu

POUDRE DE CIGUË

On pulvérise la ciguë par contusion dans un mortier, en ayant soin d'arrêter la pulvérisation aux trois quarts.

J'ai pris des feuilles de ciguë mondées, et je les ai pulvérisées en m'arrêtant quand il est resté un quart du poids en résidu. J'ai essayé comparativement quelle quantité d'extrait sec donnait un poids égal de poudre et de résidu épuisés par l'alcool à 5(îc : ils ont donné sensiblement la môme quantité d'extrait. La poudre que l'on peut obtenir en arrêtant aux trois quarts la pulvérisation de la ciguë non mondée, est à peine différente de celle que donnent les feuilles mondées de ciguë pilées sans résidu, et l'on peut sans erreur sensible, admettre que la poudre de ciguë correspond à son propre poids de ciguë sèche mondée.

La poudre de ciguë bien préparée doit être d'un beau vert et avoir une odeur très-prononcée.

On l'administre seule à l'état de poudre : on commence par 50 centigrammes, puis on élève successivement la dose à plusieurs grammes.

On s'en sert pour faire des cataplasmes en la délayant dans IVau tiède. — D'autres fois on fait un cataplasme de farine de lin que l'on recouvre de poudre de ciguë humectée ; dans l'été on se sert quelquefois de la pulpe de ciguë fraîche.

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