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PURIFICATION DE LA POTASSE DU COMMERCE

On prend de la potasse blanche du commerce, et on la distribue en morceaux dans des entonnoirs de verre dont la douille a été garnie de quelques morceaux de verre qui s'opposent à la sortie du sel alcalin ; on couvre ces entonnoirs de papier, et on les porte à la cave sur des récipients. Peu à peu, il s'écoule un liquide sirupeux ; quand il cesse de s'en produire, on évapore ce liquide à siccité dans une bassine d'argent.

La purification de la potasse est basée ici sur ce que le carbonate de potasse, que contient la potasse du commerce, est déliquescent, tandis que le sulfate de potasse et le chlorure de potassium ne le sont pas. Le liquide qui s'écoule forme une liqueur très-dense (1,57° D. ; 52,33° aréom.) : c'était l'huile de tartre par défaillance des anciens chimistes. Elle contient plus de la moitié de son poids de carbonate de potasse, quelques traces de chlorure de potassium, et pas la moindre quantité de sulfate de potasse.

On arrive plus promptement au même résultat, en mettant la potasse blanche en contact avec son poids d'eau froide, décantant la liqueur après 24 ou 48 heures de contact, et la faisant évaporer ; on peut même, si l'on veut, filtrer la liqueur.

Enfin, on peut faire dissoudre la potasse du commerce dans l'eau ; on filtre la dissolution, et l'on évapore dans une bassine d'argent, jusqu'à ce qu'elle ait une densité de \ ,5 (50 1). ar. environ), puis on l'abandonne à elle-même dans un endroit frais. Les sels étrangers se déposent presque en totalité.

La potasse provenant de la purification de la potasse du commerce contient toujours un peu de silicate alcalin soluble dans l'eau.

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