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CHAUX ÉTEINTE

On prend de la chaux vive , on la plonge morceau par morceau dans l'eau, jusqu'à ce que celle-ci cesse d'être absorbée, puis on l'abandonne à elle-même, ou bien on arrose la chaux avec de l'eau dans une terrine de grès. Bientôt la chaux s'échauffe considérablement, il se dégage de la vapeur aqueuse qui a une odeur de lessive ; la chaux se brise et se réduit en poudre. Si l'on s'apercevait que la quantité d'eau ajoutée ne fût pas assez considérable et que la chaux restât en fragments au lieu de tomber en poussière, il faudrait en ajouter une nouvelle quantité. *

La chaleur qui se produit pendant l'extinction de la chaux provient en même temps de deux causes : l'une est la combinaison qui s'effectue entre la chaux et l'eau, et qui, comme toute combinaison chimique, donne lieu à un dégagement de calorique ; l'autre est la solidification de l'eau qui, employée à l'état liquide, devient solide dans la combinaison et perd toute la portion de chaleur latente qui la constituait à l'état de liquidité. La chaleur produite s'élève à plus de 300 degrés. Si la chaux est brisée et réduite en poudre fine, c'est que la vapeur d'eau qui se forme dans l'intérieur des masses écarte, par sa force élastique, les particules de chaux et les sépare les unes des autres.

Il arrive souvent que la chaux éteinte est un mélange de chaux vive et d'hydrate de chaux ; c'est lorsque l'on n'a pas employé assez d'eau ou qu'il s'en est trop vaporisé pendant l'opération. 100 parties de bonne chaux doivent produire 131 parties d'hydrate ; si le rendement en chaux éteinte était moindre, il faudrait ajouter à celle-ci la quantité d'eau qui manque pour le produire ; cette eau serait peu à peu absorbée par la portion de chaux restée à l'état caustique.

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