IV. : Mercure I
Soufre sublimé et lavé "2
On triture ces deux corps dans un mortier de verre jusqu'à ce que le mélange ait pris une couleur noirâtre, et que l'on n'aperçoive plus aucun globule de mercure.
Au moment où cette préparation vient d'être faite, elle est constituée par un mélange de mercure métallique, de soufre et de sulfure de mercure ; avec le temps on s'aperçoit qu'elle noircit ; c'est parce que le mercure finit par se combiner complètement avec le soufre ; alors, comme M. Mitscherlisch s'en est assuré par l'analyse, ce n'est plus qu'un mélange de soufre et de cinabre.
On connaît un autre procédé pour la préparation de l'éthiops minéral; il consiste à faire fondre 1 parties de soufre dans un creuset, et à faire tomber le mercure sous forme de pluie, en le forçant à passer à travers une peau de chamois; on agite continuellement jusqu'à ce que tout le mercure soit introduit; on retire du feu, et l'on continue à remuer j usqu'à refroidissement.
Le sulfure noir ainsi préparé ne diffère pas sensiblement du cinabre, il contient seulement un excès de soufre; on préfère, pour l'usage médical, l'éthiops qui a été obtenu par simple trituration.
Toutes les fraudes que l'on pourrait tenter sur l'éthiops minéral seraient décelées par la propriété qu'a ce corps de se volatiliser entièrement par la chaleur .
L'éthiops minéral est principalement employé en médecine comme vermifuge, mais on le donne aussi dans les maladies scrofuleuses, à la dose de 60 centigrammes à 2 grammes par jour. C'est un médicament infidèle. Si tout le mercure est combiné au soufre, l'éthiops est inerte ; sinon, il agit comme le mercure divisé. On voit en somme que le sulfure préparé par la fusion doit être rejeté, et que Ton ne peut compter sur celui obtenu par trituration, s'il n'est pas nouvellement préparé.
SUCRE VERMIFUGE HERCURIEL.
Pr. : Éthiops minéral. 2
Mercure 3
Sucre 7
On triture le mercure avec le sulfure, et, quand il est éteint, on ajoute le sucre.