LIQUEUR D'HOFFMANN
(Alcool éthéré.)
Pr. : Éther sulfurique à &6« i
Alcool rectiliéà85«(3;JoCart.) I
Mêlez.
DES ETHERS. 585
EAl ÉTHÉRÉE.
Pr. : Éther sulfurique à 66° 1
Kao distillée 8
On met dans un flacon bien bouché l'eau et l'éther et l'on agite vivement à plusieurs reprises ; après 24 heures on renverse le flacon et l'on soutire l'eau sans laisser couler l'éther en excès qui est à la surface. On croit que l'eau dissout le dixième de son poids d'éther.
sirop d'étber.
Pr. : Éther sulfurique à 56° I
Sirop de sucre très-blanc 16
On met le sirop et l'éther dans un flacon qui porte une tubulure à sa partie inférieure et sur le côté; on adapte à cette tubulure un bouchon qui est lui-même traversé par un bout de tube creux ; on bouche l'extrémité du tube avec un petit bouchon de liège; ou plutôt on prend un flacon portant un robinet à sa base ; on agite vivement le sirop avec l'éther, de temps à autre, pendant A à 5 jours, puis on abandonne au repos ; le sirop, d'abord troublé, s'éclaircit peu à peu; on le soutire par en bas, quand il est éclairci.
Le sirop ne retient pas toute la quantité d'éther que l'on a employée ; une grande partie vient nager à la surface ; mais il est nécessaire d'employer un excès d'éther.
On a critiqué cette formule de sirop comme faisant employer inutilement un grand excès d'éther que le sirop ne peut tenir en dissolution. Suivant M. Boudet, le sirop ne garde que le centième de son poids d'éther; si on le prenait moins cuit, à 30 degrés froid, il en prendrait le double. C'est précisément à cause de la petite proportion d'éther que le sirop peut garder, que la formule du Codex ne peut être remplacée par une formule où l'on n'ajouterait au sirop que la quantité d'éther qu'il peut dissoudre. L'éther médicinal à 56 degrés que l'on emploie contient de l'alcool (3 éther pur, 1 alcool à 34°). Cet alcool facilite singulièrement la dissolution de l'éther, et l'excès d'éther que l'on emploie a précisément pour effet d'augmenter cette proportion d'alcool. Aussi ai-je trouvé que l'éther qui surnage le sirop a singulièrement monté en degrés : dans une observation, il marquait 63°.
M. Mialhe, qui a comparé au sir^p d'éther du Codex un sirop qui jouit, dans une pharmacie de Paris, d'une grande réputation, a re~
connu que ce sirop était très-alcoolisé. Il l'a reproduit par au moyen de la formule suivante :
sirop d'éther alcoolisé.
Pr. : Sirop de sucre blanc.
Alcool de vin à 3a»..
Éther sulfurique
Opérez comme il a été dit pour le sirop d'éther. Cette fois la proportion d'alcool est un peu exagérée.
Les Éthers du deuxième genre sont formés par des hydracides. Us peuvent être représentés dans leur composition par un volume égal d'hydrogène percarboné et d'hydracide C*H4 -)- C1H, ou par une proportion d'éthyle et une proportion du radical de l'acide, C4H5 + ou Par une molécule d'éther dans laquelle l'oxygène a été remplacé par le chlore, l'iode, etc. C4H50 étant égal à C*H5C1 ou C*H51. Les espèces principales sont les éthers chlorhydrique bromhydrique , iodhydrique. Les 'éthers chlorhydrique et iodhydrique sont seuls employés en médecine.
L'Éther chlorhydrique est liquide, incolore; son odeur est forte, sa saveur a quelque chose de sucré ; il bout à 11 degrés ; aussi, en le versant sur la main, il entre en ébullition en produisant un grand froid ; sa densité est 0,874 ;i -f- 5°; la densité de sa vapeur est 2,219; l'eau en dissout 1/80 de son volume, suivant Gelhen; il est très-soluble dans l'alcool ; il brûle à l'air avec une flamme verte sur les bords, en produisant de l'acide chlorhydrique; la potasse ne le décompose qu'avec beaucoup de lenteur.
- Pour obtenir l'éther chlorhydrique, on fait chauffer un mélange d'acide chlorhydrique et d'alcool dans un appareil convenable : il se compose d'une cornue placée sur un fourneau, d'un tube partant de la cornue et plongeant dans un flacon qui contient de l'eau chauffée à 20 ou 25 degrés, et d'un autre tube, qui part de la deuxième tubulure du flacon, et qui va plonger dans une éprouvette longue et