POTION AL CHLOROFORME
Pr. : Chloroforme 1 gramme.
Eau 120 —
Sirop simple L**0, —
On agite le chloroforme avec le sirop, f>uis on ajoute l'eau qui dissout le tout.
Comme le chloroforme est peu soluble dans l'eau, si l'on voulait élever la dose au delà de i gramme, il faudrait verser le chloroforme sur 20 grammes de sucre placé au fond d'un mortier, ajouter 5 à 10 «ranimes de gomme arabique et délayer avec l'eau. — En ce cas il est bon d'agiter la potion chaque fois que l'on veut en administrer; il vaut bien mieux encore avoir recours à la première formule et élever la dose de la potion, si l'on veut donner à la fois plus de chloroforme.
AJfTLENE.
L'alcool que l'on obtient par la fermentation des grains, de la fécule de pommes de terre ou de la betterave, contient une huile d'odeur désagréable qui lui donne un mauvais goût. Cette huile est l'alcool amylique ou l'hydrate d'amyle dont la composition est re-
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DES ËTHERS.
présentée par la formule suivante : C10HH 0 + OH. Elle est incolore, très-fluide, d'une densité de 0,8184, d'une odeur forte, d'une saveur brûlante. — Chauffée avec de la potasse, elle donne de l'hydrogène et de l'acide valérianique. Chauffée avec le chlorure de zinc, elle produit l'amylène.
Pour avoir l'huile de pommes de terre, on distille celle du commerce et l'on recueille les produits quand ils passent laiteux. On les agite avec leur volume d'eau pour enlever l'alcool, on sèche sur le chlorure de calcium et l'on distille en recevant à part tout ce qui passe à 132°. C'est l'alcool amylique.
L'amylène est un hydrogène carboné Ci0Hi0; il est liquide, incolore, d'une odeur assez désagréable. 11 bout à 35 degrés.
Pour avoir l'amylène, on mélange à chaud l'huile de pommes de terre rectifiée avec une dissolution de chlorure de zinc assez concentrée pour se prendre en masse par le refroidissement. Après deux jours de contact on distille; le produit est soumis à une deuxième distillation où l'on recueille les produits tant que la température du liquide bouillant ne s'élève pas au-dessus de 100°; dans une troisième distillation on s'arrête quand le liquide de la cornue n'a pas une température de 50 degrés, et enfin dans une dernière rectification on ne reçoit que ce qui bout entre 25 degrés et 38 degrés. Le produit n'est pas de l'amylène pur, mais un mélange d'amylène et de différents produits volatils mal connus.
Les propriétés anesthésiques de l'éther ont été découvertes en Amérique par MM. Mortson et Jackson en 1840. En 1847 M. Simpson d'Édimbourg le remplaça par le chloroforme. En 1856, M. Snow est venu proposer l'amylène. — Ses avantages seraient 1° que l'excitation qui marque les premiers temps de l'anesthésie serait moins marquée qu'avec le chloroforme et surtout avec l'éther; 2° la durée de l'anesthésie serait très-courte; une minute s'écoulerait à peine entre le moment où l'on aurait cessé les inhalations et celui où le malade reviendrait à lui-même ; 3° au réveil, le premier moment de stupeur passé, la figure du patient s'épanouit, il ne reste jamais cette exaltation qui est surtout très-marquée pendant l'emploi de l'éther; 4° pendant l'anesthésie, quand l'insensibilité est le plus complète, le pouls reste large, plein et fréquent; les mouvements respiratoires sont amples ; la peau reste chaude.
De la grande volatilité de l'amylène, il résulte que l'on doit faire les inhalations au moyen d'un appareil fumigatoire ; il faut aussi les continuer pendant tout le temps que l'on veut tenir le malade dans l'état d'insensibilité.
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DES PRODUITS PYROGÉXÉS.
Quand on applique le feu à une matière organique, elle éprouve nécessairement une décomposition, d'où résulte la formation de nouveaux produits. Cette décomposition peu avancée, prend le nom de torréfaction. Elle consiste à enlever aux matières organiques, par le moyen du feu, toute l'eau qu'elles contiennent, en même temps qu'on leur fait éprouver un commencement de décomposition qui les colore, et donne naissance à de nouveaux produits.
Ces produits sont très-variés et offrent certainement des différences suivant les corps qui ont été torréfiés. Ils en modifient les propriétés. Ainsi le café devient amer, la rhubarbe perd de sa propriété laxative. Les expériences de Reichenbach nous ont montré qu'au milieu de cette diversité de corps formés par la torréfaction, il en est un qui se retrouve toujours et qu'il a nommé Assamare (de assare, torréfié, et amarus, amer). Il fait partie de tous les produits culinaires que l'on obtient par l'action directe du feu ; la croûte de pain, les viandes rôties, le café, le contiennent en abondance. Il concourt à relever leur saveur et à les rendre agréables.
L'assamare est solide, transparent, amorphe, d'apparence de gomme, d'une couleur jaune de succin; sa saveur est amère, mais ni forte, ni désagréable ; l'assamare est fixe ; il attire l'humidité de l'air avec une grande force, et telle est son affinité pour l'eau que lorsqu'on veut séparer l'eau qu'il contient, il se décompose avant de l'avoir perdue ; l'eau est son dissolvant par excellence, l'air altère rapidement la dissolution chaude ; elle se colore et l'amertume disparaît. L'assamare se dissout d'autant mieux dans l'alcool que celuici est moins concentré; il est tout à fait insoluble dans l'éther. C'est une substance indifférente qui ne se combine ni aux acides ni' aux alcalis. Il réduit le nitrate d'argent et ramène à l'état de protoxyde la base de l'acétate de cuivre ; nfeis il ne réduit ni le sulfate de cuivre, m les oxydes de plomb elfe mercure. *
L'opération prend le nom d'ustion ou incinération quand la chaleur est assez forte, et continuée assez longtemps pour décomposer toutes les parties altérables par le feu. Quand elle se fait à ciel ouvert, il ne reste que les parties salines et terreuses; c'est l'incinération proprement dite. Quand on opère en vases clos, ces matières restent mêlées de charbon. L'opération en vases clos est une véritable distillation dont on ne recueille pas les produite, et dont le dernier résultat est du charbon; tandis que, dans l'incinération à l'air
DES PRODUITS PYROGENES.
libre, il se fait une combustion des éléments combustibles par l'oxygène de l'air, d'où il résulte principalement de l'eau et de l'acide carbonique. On brûle les os dans des creusets fermés, pour avoir le noir animal. On sépare toute l'eau et ta gélatine dans la préparation des os et de la corne de cerf brùlésà blanc. Observons que l'ustion ne s'applique qu'à des matières organiques soit végétales, soit animales.
En distillant des matières végétales ou animales à la cornue, elles se volatilisent ou elles se décomposent; les unes se volatilisent entièrement sans éprouver d'altération, d'autres se détruisent complètement, d'autres sont en partie détruites et en partie volatilisées, et la séparation de la partie non décomposée paraît tenir à sa volatilisation par les gaz ou les vapeurs qui contribuent à la soustraire à l'action décomposante du feu.
Quand on distille une matière végétale fixe, elle se décompose toujours, et les produits de sa décomposition sont peu différents, quelle que soit la nature de la substance soumise à l'action du feu.
Il se dégage de l'eau, de l'acide carbonique, de l'acide acétique, du gaz oxyde de carbone, de l'huile volatile, une matière épaisse et noire, très-hydrogénée, qui reste dissoute par l'huile volatile ; il se dégage de l'hydrogène carboné, et il reste du charbon.
Toutes les substances végétales donnent à peu près les mêmes produits, et l'on s'explique aisément leur formation, puisqu'ils sont comme elles formés d'oxygène, d'hydrogène et de carbone.
Quand on examine la marche de l'opération, on trouve que les produits les plus oxygénés se forment surtout en abondance au commencement de la distillation, savoir : l'eau, l'acide carbonique, l'acide acétique ; puis on voit augmenter successivement les quantités de l'oxyde de carbone et de l'huile empyreumatique. L'hydrogène carboné abonde surtout à fa fin de la décomposition, et enfin il ne reste que du charbon. C'est que l'oxygène de la matière végétale se sépare en plus grande quantité dans les premières périodes de la décomposition, et par cèja même il est de plus en plus rare dans les suivantes. Il faut observer cependant que tous les produits apparaissent pendant tout le temps que dure la décomposition. C'est que les matières végétales, mauvais conducteurs de la chaleur, n'éprouvent qu'alternativement l'action du feu, de sorte que la couche la plus voisine du feu achève sa décomposition, lorsqu'une couche plus intérieure commence à peine à se détruire.
Si la proportion d'oxygène qui reste dans la matière qui se décompose fait varier la quantité de chacun des produits pendant la
destruction d'une même matière végétale, les mêmes phénomènes se reproduisent quand on décompose par le feu des matières de composition différente : celles qui sont riches en carbone et en hydrogène donnent peu de produits oxygénés et beaucoup d'hydrogène carboné, d'huile, et laissent un fort résidu de charbon; celles où l'oxygène abonde fournissent au contraire plus d'acide acétique et moins d'huile et de gaz combustibles.
Ceci nous explique comment le charbon de terre est si propre à fournir du gaz pour l'éclairage, et commenj au contraire il est plus avantageux de distiller le bois quand on veut obtenir de l'acide acétique.
Lorsque, au lieu de chauffer brusquement une matière végétale dans une cornue, on élève graduellement et avec précaution sa température, il arrive nécessairement un moment où elle se décompose, et si à ce moment on modère le feu de manière à obtenir une température constante, les phénomènes se régularisent et la décomposition consiste toujours dans la combustion du carbone ou de l'hydrogène, quelquefois en même temps du carbone et de l'hydrogène de la matière végétale par une partie de l'oxygène de cette matière ; d'où résultent de l'eau et de l'acide carbonique, et un nouveau produit plus stable, qui n'éprouve pas de décomposition à la température à laquelle on opère. Lorsque cette première transformation est faite, on arrive, en chauffant de nouveau, à une température où le nouveau produit se décompose à son tour en suivant la même loi ; mais la difficulté de graduer exactement la température, fait que plusieurs réactions d'un genre différent se produisent en même temps, et il n'est pas toujours facile de les démêler au milieu des produits.
Dans la distillation brusque des corps, les produits qui se forment ainsi à des époques différentes, se confondent tous ensemble; souvent même il arrive que l'on n'aperçoit pas les produits intermédiaires. Jusqu'à présent aucun des produits de ces distillations régulières n'a été appliqué à l'art médical.
Les matières animales éprouvent à la distillation sèche une décomposition pareille à celle des matières végétales; la différence consiste en ce que les acides qui se produisent sont plus ou moins complètement saturés d'ammoniaque, en ce que l'on trouve des bases organiques dans les produits et en ce que le charbon, qui forme le résidu de la distillation, contient de l'azote en combinaison.
En soumettant à une nouvelle distillation l'huile empyreumatique noire qui passe à la distillation des matières organiques, on obtient une huile volatile, peu colorée d'abord, qui se colore ensuite de
DES PRODUITS PYROGÉNES.
plus en plus, et il reste dans la cornue une espèce de poix noire. M. Berzélius a désigné cette dernière sous le nom de pyrétine ; il donne à* l'huile volatile pyrogénée le nom général de pyrélalne quand elle est liquide, et de pyrostéarine quand elle est solide.
1° La pyrétine, ou résine empyreumatique, est fort mal connue dans ses propriétés; elle est différente, suivant qu'elle a été obtenue en même temps que des liqueurs acides ou non acides. Celle qui est produite dans la distillation des corps qui donnent des produits acides, comme, par exemple, le bois, paraît être un mélange de plusieurs matières. Elle est noire, brillante comme la poix ; elle se ramollit par la seule chaleur de la main ; l'eau la partage en une dissolution de pyrétine dans Pacide acétique et en un résidu moins riche en acide qui ne se dissout pas ; si Ton fait bouillir à plusieurs reprises ce résidu, il finit par laisser une matière insoluble qui a la plus grande analogie avec Tulmine; quant à la première dissolution de pyrétine, chaque fois qu'on l'évaporé, une partie de l'acide acétique s'en va, et il se dépose une certaine quantité de pyrétine insoluble.
La pyrétine obtenue dans les distillations qui ne fournissent pas des liqueurs acides, est également un corps composé. Elle se dissout à peine dans l'acide acétique; l'alcool la sépare en deux résines pyrogénées différentes.
2" Les pyrélaïnes, ou huiles pyrogénées liquides, sont, en général, fluides, incolores ou légèrement jaunâtres; leur odeur est ordinairement désagréable et tenace ; leur saveur est àcre ; elles sont trèsinflammables, et elles brûlent avec une flamme fuligineuse. Plusieurs d'entre elles, exposées à Faction de l'air, en absorbent l'oxygène, se colorent de plus en plus, et finissent par se transformer en pyrétine. Elles sont souvent peu solubles dans l'alcool ; elles se dissolvent bien dans les huiles essentielles, dans les huiles grasses et dans l'éther ; elles dissolvent les résines, et elles sont le meilleur dissolvant du caoutchouc ; on connaît maintenant plusieurs espèces bien caractérisées de ces corps pyrogénés.
Parmi ces produits, on en distingue qui sont acides : Acides acétique, subérique, carbolique, rosolique, etc. ;
D'autres qui sont alcalins : Aniline, leucoline ou quinoline, pyroline, picoitne, odorine, animtne ,*
D'autres qui sont neutres : Naphtaline, paraffine, pittacale, esprit de bois, aldéhyde, créosote, benzine, etc.
Tous ces corps sont préparés par des procédés très-compliqués, qui ne peuvent être exécutés avec succès que sur une grande échelle, et pour lesquels nous renvoyons, par conséquent, aux ouvrages de
chimie industrielle. Quelques-uns de ces composés sont employés en médecine ou font partie de produits employés.
3° La liqueur aqueuse qui se forme à la distillation en même temps que les huiles empyreumatiques, contient ordinairement de l'eau, de l'acide acétique, souvent d'autres acides pyrogénés, de la pyrétine, et des huiles pyrogénées. Si l'on s'est servi de matières azotées, il s'y trouve de l'acétate et du carbonate d'ammoniaque. En distillant cette liqueur, elle laisse un dépôt brun, qui contient de la pyrétine, et deux matières d'apparence extractive, dont l'une est soluble dans l'alcool, et l'autre insoluble. La liqueur distillée ne tarde pas, au contact de l'air, à s'oxyder, en même temps à se colorer de plus en plus, et à former une matière analogue à la poix qui se dépose en partie, à mesure que sa proportion augmente.
Les matières pyrogénées, employées en médecine, sont la naphtaline, la créosote et différents produits empyreumatiques provenant de la distillation de la corne de cerf ou du succin, la pyrothonide, l'huile de Cade, le noir de fumée, la suie, la poix noire, le goudron.
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La Naphtaline se trouve en abondance dans les tuyaux qui reçoivent les produits de la distillation de la houille. Il suffît pour la purifier de la sublimer une ou deux fois et de la faire cristalliser dans l'alcool. Elle abonde dans les premiers produits de la distillation des goudrons de houille.
La naphtaline est blanche, cristalline et très-brillante; elle a une odeur aromatique faible ; sa saveur est piquante, elle fond à 79° et bout à 212°. Elle est composée de cinq volumes de vapeur de- carbone, et de quatre volumestf'hydrogène. Elle est insoluble dans l'eau froide, et très-peu soluble dans l'eau bouillante ; elle est très-soluble dans l'alcool, dansl'éther, et dans les huiles grasses et essentielles; elle ne se combine pas aux alcalis ; l'acide sulfurique forme avec elle une combinaison analogue à l'acide sulfovinique.
Dupasquier a proposé l'emploi de la naphtaline à l'intérieur contre les catarrhes chroniques. Il en faisait administrer de 50 centigrammes à 2 grammes dans un looch ; il faisait mélanger à du sirop (125 grammes) 4 gramme de naphtaline dissoute à chaud dans la plus petite quantité d'alcool, il en faisait faire des tablettes aromatisées avec de l'essence d'anis qui contenaient chacune i centigramme de naphtaline. (Inusitée.)
DES PRODUITS PYROGÉNÉS.
CREOSOTE.
La Créosote ou Kréosote est liquide, incolore, transparente; sa densité est 1,037 ; son odeur est désagréable et analogue à celle de la viande fumée ; sa saveur est âcre et même caustique ; elle bout à 203°; agitée avec de l'eau, elle forme deux solutions, l'une de 100 parties d'eau et de 4,25 créosote, l'autre de 40 parties d'eau et 400 parties de créosote. L'alcool, l'éther et les huiles volatiles se mêlent avec la créosote en toutes proportions; il en est de même de l'acide acétique. La créosote, qui est neutre au papier réactif, se combine avec les alcalis et forme des combinaisons qui sont détruites par les acides les plus faibles, qui mettent la créosote en liberté. La créosote dissout parfaitement les résines, et, ce qui est remarquable, elle dissout à peine le caoutchouc.
Elle colore en bleu une grande quantité d'eau contenant une trace d'un sel de fer au maximum.
La créosote coagule immédiatement l'albumine; à cause de cette propriété, elle forme un coagulum dans le sang, et elle peut servir à arrêter de légères hémorragies. lTn caractère fort important de cette matière est de faciliter singulièrement la conservation des substances animales; si l'on tient de la viande fraîche ou du poisson pendant une demi-heure ou une heure dans une solution de créosote, on peut les en retirer et les faire sécher au soleil sans qu'ils éprouvent la putréfaction; la couleur passe au brun rouge, et la matière prend une odeur et une saveur agréable de fumée.
La créosote existe en abondance dans le goudron de bois qui en contient 2.% p. 400 de son poids. Elle est préparée en grand dans le commerce; mais elle a besoin d'être rectifiée. À cet effet, on la met dans une cornue de verre tubulée à laquelle on adapte une allonge et un récipient. On place la cornue sur un fourneau et l'on introduit par la tubulure un thermomètre muni d'un bouchon. On distille jusqu'à ce que la température reste fixe à 487°. Alors on arrête l'opération ; le produit ou la créosote reste dans la cornue. Si elle était colorée, alors il faudrait poursuivre la distillation en changeant le récipient jusqu'à ce que le liquide arrivât à bouillir à une température supérieure à 203°.
Cette créosote est assez pure pour l'usage médicinal. Pour l'avoir tout à fait pure, M. Liebig a donné le procédé suivant. On distille le goudron de bois jusqu'à ce qu'il ne reste qu'un résidu de consistance de poix noire. On agite le produit distillé avec de l'acide sulfurique, puis avec de l'eau. On le rectifie par la distillation dans de petites
cornues. On fait digérer le produit à une douce chaleur avec une solution concentrée de potasse. Après le refroidissement, on ajoute un excès d'acide sulfurique qui sépare I huile. On la rectifie à plusieurs reprises.
La créosote est employée en médecine contre la carie des dents. On s'en sert pour arrêter des hémorragies, mais c'est surtout contre les ulcères lâches et carcinomateux qu'elle a été employée avec le plus de succès; on a essayé aussi de l'administrer en fumigations, mêlée à la vapeur aqueuse, contre les suppurations de la trachéeartère et des bronches.