‹ Traité de pharmacie théorique et pratiqueChapitre 520 sur 608 · BAINS SULFUREUX · texte numérisé non relu

BAINS SULFUREUX

Bergmann parait être le premier qui ait cherché à imiter les eaux minérales naturelles sulfureuses. Il le faisait au moyen de l'hydrogène sulfuré. Un pareil moyen n'était pas applicable à l'emploi de ces eaux pour bains; c'est pour y satisfaire et conformément à l'opinion qui régnait alors que l'hydrogène sulfuré était toujours le principe minéralisateur de ces eaux que Plenck publia en 1802, une formule sous le nom de Ralneum hepaticum. Il décomposait le sulfure de potasse dans l'eau de la baignoire par l'acide muriatique.

Cette formule fut introduite par Tryare et Jurine dans l'établissement de Tivoli et le rapport que la société de médecine fit en 1808 sur cet établissement donna entrée définitive dans la médecine aux bains sulfureux artificiels. La composition de ces bains est livrée aujourd'hui à l'arbitraire le plus complet; on les donne tous indifféremment sous le nom de bain de Baréges. Ils varient cependant dans leur composition et dans leurs effets suivant la nature du sulfure dont on se sert, suivant que ce sulfure est, oui ou non, additionné d'acide, et suivant aussi la proportion d'acide que l'on emploie. J'ai régularisé ces diverses formules. Il faut maintenant que le médecin bien averti indique à son malade quelle est celle qui doit être suivie.

Les sulfures employés à la préparation des bains sulfureux ont été décrits (tom. II, pag. 314). Il ne s'agit ici que de leur emploi sous forme de bains.

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