MOUCHES DE MILAN
Epispa*tico dolce.)
Pr. : Poix-résine 64
Cire Jaune 64
Axonge 64
Poudre de canlharides 64
Térébenthine 16
Essence de lavande i
— de thym 1
On fait liquéfier la résine, la cire et l 'axonge, on ajoute les cantharides ; on fait digérer pendant deux heures; alors on ajoute la térébenthine et Ton agite jusqu'à refroidissement en aromatisant, vers la fin, avec les essences.
On divise la masse par portions d'un demi-gramme que l'on étale sur un morceau de taffetas de 5 centimètres carrés, de manière à former un écusson rond de 2 centimètres de diamètre. On le replie en deux sur lui-même et on l'enveloppe dans un morceau de papier portant l'étiquette : Mouches de Milan.
Les mouches de Milan sont employées comme dérivatif contre les fluxions, les douleurs de téte, les maux d'yeux, les rhumatismes. On place sur l'endroit désigné une ou plusieurs mouches que l'on recouvre d'une compresse. On n'enlève les mouches que lorsqu'elles cessent de produire une sécrétion de sérosité et qu'elles se détachent d'elles-mêmes. On les renouvelle au besoin.
La formule précédente est très-bonne; elle est de M. Mouchon.
M. Pessina, de Milan, a donné la formule suivante :
Pr. : Colophane choisie 9
Térébenthine claire 9
Faites fondre et ajoutez :
Poudre fine de cantharides. ... t
— d'euphorbe 1
Styrax liquide I
Mêlez.
SPARADRAPS VÉSICANTS ET ÉPI8P ASTIQUES.
L'emplâtre vésicatoire du Codex étendu sur une toile constituerait un sparadrap vésicant; mais l'on veut que ces préparations forment
DES CANTHAKI
un vésicatoire assez promptement sans qu'on soit obligé de les saupoudrer de cantharides ; il faut alors que la poudre de cantharides forme au moins le tiers de la masse ; il faut encore que la cantharidine entre en dissolution dans la masse emplastique ; à cet effet, il faut y laisser digérer la poudre de cantharides pendant quelque temps. Il faut encore que les corps gras dominent sur les corps résineux dans la masse emplastique. — Le vésicatoire anglais, avec un peu plus de solidité, réunirait tous ces avantages. On les rencontre dans les sparadraps vésicants de M. Leperdriel et de M. Albespeyres.
Voici la formule du sparadrap vésicant employé dans les hôpitaux de Paris.
Pr. : Poudre de cantharides 16
Poix noire 19
Cire jaune 12
Axonge 1
Faites liquéfier la poix noire ; ajoutez la cire et l'axonge ; quand le tout sera fondu, passez et ajoutez la poudre de cantharides que vous laisserez digérer au bain-marie pendant une heure. Étalez la composition sur une toile.
PAPIER BT TAFFETAS ÉPISPA8TIQUBS.
Térébenthine...
On met dans une bassine d'argent ou dans une terrine de terre la masse emplastique, les cantharides et l'eau ; on fait bouillonner doucement pendant 2 heures ; on laisse reposer hors du feu ; on passe le mélange gras à travers une étoffe de laine.
Veut-on foire du taffetas n* 1 ou n* % on fait liquéfier l'une ou l'autre composition; on y plonge des bandes de taffetas blanc que l'on retire en les faisant passer à travers deux règles de bois; on peut remplacer le taffetas par de la toile fine.
Si Ton veut avoir du papier épispastique, on étend le mélange sur des bandes de papier vélin au moyen du sparadrapier ; si l'on veut
recouvrir les deux surfaces, on étend la matière sur des feuilles de papier non collé que l'on tient au-dessus d'un réchaud, pour maintenir la matière fondue aussi longtemps qu'il est nécessaire pour qu'elle s'étende uniformément. (Béral.)
Ces différentes préparations servent pour le pansement des vésicatoires.