DOUCE-AMÈRE
La Douce-amère {Solanum Dulcamara Lin.) doit son nom spéci* fique à la saveur amére et sucrée des sucs contenus dans ses divers tissus.
La tige ligneuse de la douce-amère est la seule partie de cette plante qui soit usitée en médecine; on l'emploie à titre de médicament sudorifique et dépuratif, dans le traitement des maladies de la peau et des rhumatismes chroniques. La douce-amére, suivant Bretonneau, constitue an puissant dépuratif. Il convient de débuter par une faible dose et d'élever celle-ci jusqu'à ce* que le malade commence à éprouver de légers troubles de la vision et des vertiges ; on maintient longtemps le sujet dans ces conditions. Est-ce à la solanine contenue dans U plante que ces divers effets doivent être attribués? On observe, pendant l'emploi de la douce-amère, un sentiment de sécheresse dans le pharjux et souvent des démangeaisons à la peau.
Nous avons déjà vu que la solanine a été découverte par Desfosses dans la douce-amère. Pfaff a décrit, sous le nom de Picroglycion, une substance sucrée et amère qu'il a extraite des tiges de cette plante. Pelletier a prouvé que cette matière est un mélange de principe sucré et de solanine.
La douce-amère n'est employée que sous la forme de tisane, de sirop et d'extrait. Traitée par infusion, elle cède très-bien à l'eau les principes solubles auxquels elle doit son activité.
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Pr. : Tig«8 sèches de douce-amère Q. V.
Kam à 20- S. Q.
Réduisex les tiges de douce-amère en poudre demi-flne, humectezles avec la moitié de leur poids d'eau; après deux heures de contact,
tassez-les assez fortement dans l'appareil à déplacement et lessivez. Évaporez les liqueurs au bain-marie en consistance d'extrait.
Voir plus liaut à l'article Solanine, lesi observations que nous avons présentées, touchant l'influence mydriatique de cet extrait comparée à l'absence d'action constatée à laide de la solanine.