EMPLOI THÉRAPEUTIQUE DES CARBONATES ALCAUNS
Les alcahns sont employés souvent dans le traitement es engorgements viscéraux et des tumeurs strumeuses. Trousseau conseille de cesser l'administration de ces médicaments dés que l'organe affecté entre manifestement en voie de résolution ; le rétablis' ement des fonctions physiologiques consolide et lermine. dans les cas heureux, l'œuvre de réparation commencée sous l'influence de lamédicalion alcaline.
Dans un grand nombre de djispepsies, les alcalins facilitent l'ac-
complissement des fonctions digestives. Hais l'opporUinitè de leur
emploi, leur mode d'administration, le moment convenable pour leur
ingestion constituent autant de problèmes délicats qui ne peuvent être
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résolus que par un médecin habile. L'innocuité réelle ou apparente des bicarbonates alcalins, sous la forme d'eaux alcalines naturelles ou artificielles, de pastilles de Vichy, etc., conduit un ^rand nombre de personnes à user et à abuser de cette médication Tacile. On peut affirmer que, dans bien des cas, l'emploi interne des alcalins adopté et continué d'inspiration et sans les conseils de l'homme de l'art est inutile, sinon nuisible.
A l'extérieur et sous la forme de bains ou de lotions, les carbonates neutres de soude sont considérés comme complémentaires du traitement alcalin par voie d'ingestion. Ces sels ne sont pas absorbés par la peau, mais ils ont le grand avantage de débarrasser l'épidermc des enduits qui tendent à s'accumuler à sa surface, enduits que les bains simples enlèvent incomplélement. A des doses élevées, les solutions do carbonates neutres, celles surtout qui sont préparées avec le sel de soude et le carbonate de potasse du commerce, sels impurs contenant toujours des alcalis libres, agissent comme des irritants énergiques dont l'action sur la peau et sur les muqueuses est pénible' et même dangereuse. Nous verrons bientôt par les formules qui vont suivre que les carbonates neutres sont constamment employés à un état de dilution considérable.
TtSAKE DE HASCAGNI.
Pr. Carbonale de potasse puriAé tO gr.
Cetle solution alcaline, mélangée avec du sirop de gomme, a été administrée autrefois dans le traitement de la pneumonie cliro- Dique.
TABLETTES DIGESTITES DE d'aRCET.
(PMtillM de Tichy, TaUett** de bicarbonate de Kiade.)
Pr, : Bicarbonalr de soude tiQ
. Sucre bbnc 1050
ICuciUgc de gomme adraganle 180
Onfait selon l'art des tablettes du poids de 1 gramme.
Chaque tablette contient Oi'.ÎÛ de bicarbonate de soude.
Ces tablelles sont aromatisées <le différentes inaniéivs; d'Arcel avait recommandé l'essence de menthe. Celle-ci offre, ainsi que toutes les huiles essentielles, l'inconvénient de donner une saveur désagréable aux pastilles, quelque temps après leur préparation.
BORATE DE SOUDE. fii
Pour éviter cet incoiivi-nieiit, il faut préparer lus pastilles «ans odeur et les aromatiser, en petite quantité à la fois et presque au moment du besoin, à l'aide d'une solution éthérée d'essence, d'ai^rès le procédé qui a été décrit dans le volume 1", page 253.
Voici, d'après le Codex de 1866, les quantités d'essences qu'il coniient d'employer pour les doses de substances indiquées ci' dessus :
Essence d'aois Î5 cent.
— de cilroD par eiprcssion 30
— (le menthe r«:lïti('e 'iO
— de fleur d'or«ngcr lU
— de rose 10
T«iiitui« de vanille 00
LOTION ALCAMNE.
Pr. : tarbonate de pelasse 125 gr.
Eau 1000
Faites dissoudre et (iltroz.
rÉDILUVE A1C.VLIK.
Pr. : Carbonate de potasse liî» gi'.
Eau cbaude Q. S.
Faites dissoudre. (Formulaire des liépitaux.)