CARBONATES VE SOUDE
du sang ; bien que cet elTct soit incontestablp, il n'est pas de longue durée, car l'excès d'alcali est prompletnent éliminé par la plupart tlea appareils sf;créleurs et surtout par le rein. Ainïi que Brendes l'a constaté le premier, peu de temps après l'ingestion des bicarbonates, les urines perdent une partie de leur acidité et elles finis* sent même par offrir une réaction alcaline, si la dose des sels a été portée assez haut.
Dans les afTeclians complexes où l'on obsene une augmentation ano* maie de la quantité physiologique d'acide urique et quelquefois l'accumulation pathologique de ce produit dans divers tissus, on administrc le bicarbonate de soude, [.a présence d'une proportion excessive de ce sel dans lesliquides parait remplir à la fuis deux indications rationnelles. Dune part, les phénomêues d'hématose et de destruction moléculaire des matériaux usés semblent s'accomplir d'une façon plus complète sous l'intluence combinée de l'oxygénc et d'un exci-s d'alrali. D'autre part, on admet que, grAce à ce même excès, les accumulations d'acide urique sont rendues plus difficiles et que lesdépAts formés peuvent même se résoudre. Toute satisfaisaiiteque puisse paraître cette interprétation du rdle que jouent les alcalins dans les affections uriques, il ne faut pas se dissimuler qu'elles sont hypothétiques el que les expériences directes et sérieuses manquent presque complètement pour une discussion vraiment scientinque. Ces rëdexions s'appliquent également à l'emploi des alcalins dans le traitement du dialiète : la diminution d'alcalinité du plasma sanguin dans cette aiïeclion est purement conjecturale, et c'est pourtant en vue de remédier à ce défaut d'alcah que l'administration des bicarbonates a été tentée.