HU0N1AQ1IK
poudre, ci-s blocs sont parrailement blancs, (ri^s-légers i Is poudre qui les constitue est insipide, inodore, inaltérable ù l'air et insoluble dans l'eau.
L'eMai lie rhyilrocarbonate île magimie t' exécute île la même façon que celui lie la maijnciie calcince ; lu ilUsolulion dans i'acUle clilorhi/ilrique ilUuè a lieu, bien enteiuln, avec une rive effervescence. lndi'~ pentlamment de la recherche de la chaux, U faut se préoccuper de la projMrtion de magnésie pure que donne la calciuation au rouge-blanc. L hydro-carbonate de magnésie du commerce doit fournir en moyenne 45 p. 100 de magnésie; la perte en eau et en acide carbonique est ■ Jonc environ de 55 p. 100.
Le carbonate de magnésie se dissout en proportion notable dans l'eau chargée d'acide carbonique, la solution abandonnée à l'air, ou miinix évaporée dans une étuve à + 50", doiinedes cristaux de carbonate hydraté dont la formule CO'.MgO + 5110 exprime la composition. Nous verrons à l'article Eaux minérales qutfceltu dissolution de carbonate dans l'acide carbonique est quelquefois employée sous le nom A'eau magnésienne saturée.
La ma;^nésiu blan<^hc possède ù peu près les mêmes propriétés thérapt-uliques que l'bydrale de magnésie. Quand on l'emploie pour neutraliser les hypersécrétions acides de l'esloniac, elle donne lieu à un dégag'^ment d'acide carbonique que certains médecins regardent comme exerçant une action favorable, analogue ù celle de l'acide carbonique des eaux gazeusf s. La dose usuelle csl le double du poids de niaguêsie calcinée prescrit dans les mêmes circonstances.
AMMOKIAQDB.
L'ammoniaque AzIP est un gaz incolore, d'une odeur vive et sufTocante, caustique. Ce gaz se liquélie à — 40", suiis la pression de O^.TCO et û +10" sous la pression du 7 atmosphères. I volume d'eau à +10' dissout 670 volumes de ^^az ammoniac; cette solution aipieusc est employée en pliarmacie et désignée habituellement sous li-s noms impropres A'ammoniaiiue Uquiile et A'alcali volatil. Bien que la préparation du cette solution soit généralement industrielle, nous donnerons le procédé propre à l'obtenir dans les laboratoires et les moyens de la purifier.
388 HËDICAKKNTS CBIHIQUES.
SOLlITtOK AQt'eUSE DAHKONUQllE.
(Aloali ToUtili AnnDOniaqnc liquide.)
La solution aqueuse d'ammoniaque saturée à + JO* présente, à cetle température, une densilè de 0,87 ; elle est transparente et incolore, elle exhale une odeur désagréable et irritante qui est celle du gaz ammoniac; sa saveur est brùlanle et son action sur les muqueuses est énergiquement caustique. La solution d'ammoniaque agit sur les réaclifs colorés â la façon des hydrates alcalins ; comme ceux-ci, elle déplace les oxydes d'un grand nombre de sels métalliques. ,
Au contact de l'air, la solution aqueuse d'ammoniaque dégagesans cesse du gaz AaH', et la dilTusioii du gaz devient d'autant pins intense que l'on élève la température; portée à l'ébullition, elle le perd complètement. Le tiégagemcnt de AzH* se fait rapidement dans le vide, même à la tei||>èrature ordinaire.
Dans les laboratoires, on peut préparer l'ammoniaque par la réaction de la chaux sur le chlorhydrate d'ammonique {sel ammoniac) ClAzIl*. ou sur le sulfate d'ammoniaque SO*,AzH*. Il se forme du chlorure ou du sulfate de calcium, et l'ammoniaque mise on liberté se volatilise et est reçue dans des flacons qui contiomient de l'eau.
On emploie parties égales de sel ammoniac et d'hydrate de chaux.
La solution du gaz a lieu dans un appareil de WouK. La réaction des agents qui lui donnent naissance s'effectue dans une cornue de grès, quand on opère sur une petite quantité de mélange, et dans une chaudière en fonte, lorsqu'on agit sur de plus grandes proportions.
Le premier flacon est de moyenne grandeur et contient une trèspetite quantité d'eau ; on ne le refroidit pas pendant l'opération, car il est destiné seulement à laver le gaz. Les deux flacons qui suivent, renferment un poids d'eau égal à celui du chlorhydrate d'ammoniaque employé. Ces flacons doivent être remplis seulement à moilië, parce que le volume du liquide augmente beaucoup par la condensation du gaz ammoniac. Comme la liquéfaction est accompagnée d'un notable développement de chaleur, et comme le gaz est d'autant plus soluble que la température de l'eau est moins Élevée, on refroidit les flacons par un courant d'eau froide, tant que dureropèration. L'appareil est souvent terminé par un quatrième flacon, lequel arrête les bulles de gaz qui pourraient s'échapper des deux premiers.