‹ Traite de pharmacie theorique et pratique v. 2, 1870Chapitre 147 sur 494 · PARTIES DE GLYCÉRINE DISSOLVENT · texte numérisé non relu

PARTIES DE GLYCÉRINE DISSOLVENT

Azolate acide de *raerc. en toute proportion. Bichromate de potasse.. décomposé.

Permanganate de potasse. —

Acétate de plomb !20 >

Acétate neutre de cuivre. ... 10 »

Émétique 5,50

Tartrate de potasse et de fer. 8 >

Lactate de fer 16 >

Tannin * 50 »

Quinine 50

Cinchonine > 50

Sulfate de quinine 2,75

— de cinchonine 6,70

Codéine en toute proportioo.

Morphine • io

Chlorhydrate de morphine. . . iO >

Atropine 3 •

Sulfate d'atropine 33 >

Strychnine > 25

Sulfate de strychnine i2,o0

Brucine 2,25

Véralrine 1 »

Les gommes, les sucres, les matières colorantes, les sucs aqueux Tégétanx, Talcoof, les teintures, les extraits, les savons, la créosote, certaines matières aiotèes, Talbumine de l'oeuf, etc., sont solubles dans la glycérine.

Sont insolublos : le chloroforme, l'éther, les huiles grasses et essentielles, le camphre, la benxine, les acides gras, les résines.

La glycérine officinale doit présenter les caractères suivants :

1*» Liquide incolore, inodore, même lorsqu'on le frotte entre les mains ; 2^ la saveur doit être douce et sucrée, sans arrière-goût acre ni amer ; o° elle ne doit laisser aucun résidu fixe lorsqu'on la soumet à la combustion complète dans une capsule de platine; 4® densité = 1,26 à H- 15°; 5*» elle ne doit produire aucune réaction sur la teinture de tournesol, ni sur le sirop de violettes ; 6® les réactifs du plomb, de la chaux, du chlore, de l'acide sulfurique ne doivent y faire naître aucun dépôt, ni aucune coloration.

La production d'une des réactions précipitées indiquerait la présence de matières étrangères, telles que acides gras volatils, acroléine, sels ou oxydes métalliques (en particulier, oxyde de plomb, chaux) ; acides minéraux libres ou à Tétat de sels acides; combinaisons oxygénées du chlore ou chlore libre. Ces substances ont pour origine soit un procédé de préparation vicieuse, soit un mode do purification iiisiiffisant.

II importe d'ajouter que la glycérine est quelquefois falsifiée par l'addition de diverses matiérertfccrées, telles que : la glucose, le sirop de fécule, le sirop de sucre, le miel.

La glycérine n'exerçant pas d'action sur la lumière polarisée, l'existence des précédentes substances peut être révélée par le polarimètre ; le dosage même est possible à l'aide des méthodes de la sac-

CLVCËRËS. 505

cliariinëtrie optique. — Boîley propose, comme moyen propre à maiiifester la présence du sucre du canne ou de la glucose, l'addilion à la glycérine du clilurofornie, el l'agilatiou des deux liquides mélanges à volumes égaux. Il se fiu'rae deux couches ; la supérieure, formée par la glycérine hydi'atée, l'inférieure, constituée pai' le chlorofuniiei colle-ci reste homogène, s'il n'y a pas de matière sucrée, et nbandonne un dépdl pins ou moins cristallin, si la glycérine renferme (lu sirop de sucre ou de glucose.

l/)i-s(|ue la glycérine est mélangée avec do U glucosi', du sirop de fécule ou de miel, l'addition d'un fragment d'hydrate de potasse au liquidcportéàrêbullition, dunneiUii^u aune coloration brune foncée. Cette réaction ne se produit pas avec la glycérine qui ne renferme pas ces substances.

Pendant longtemps lt.'s fabriquas anglaises, dans lesquelles on applique au dédoublement des corps gras les procédés de dislillation, au moyen de la vapeur d'eau surchauffée, ont fourni une glycérine qui a joui dans la pharmacie d'une rêputaliou Justement méritée, en raison de sa pureté Pt de sa beaulé. l.o procédé qui sert à la fabriquer a été imaginé en 1854 par M Iticli. T. Tilgbniau (de l'iiilaitclphic), et utilisé dans la grande industrie par H. Wilson, à l'i'ice, il donne un produit connu sous le nom de glycérine de Price mi du Wilson. Le prix assez éli'vé de cette matière a engagé plusieurs iJiimisles habiles, parmi lesquels nous citerons spécialement H. Bouquet, en France, à puriller complètement les glycérines colorées provenant de la saponification par la chaux. Depuis quelques années, la pharmacie se procure, à des prix relativement modérés, une glycérine incolore et inodore qui, sous le rapport de ses qualités cfaimiqiics e| [diysiqnes, ne laisse rien à désirer et ne le cède en rien à la glycérine dite anglaise.

GLYCÈRÉS.

(Ol7<i«rot«(, GljséMt*.) (Gap.)

^'ous avons vn que M. Cap a donné le nom de gtycéroiég aux solu- (ii>ns médicamenteuses dont la glysArine est le véhicule (tome I", page 100) et le nom de ghjcérat hme sorte d'empois résultant de l'action de la glycérine hydratée sur l'amidon, ù une température »ufHsauimeiit élevée. HH. Cup et Carot el, depuis leurs premières publications, plusieurs pharmaciens ont augmenté la liste de ce gi'oupe de médicaments dont les médecins accroiBsenl chaque II. — vu* jBii. SO

jour le nombre et font' varier les formules par des prescriptions magistrales.

Le Codex de 1866 a réuni toutes ces préparations sous le nom de glycérés. 11 nous semble néanmoins que la distinction primitive de MM. Cap et Garot entre les glycérolés, liquides comme des builes, <^t les glycérats ayant la consistance du cérat était parfaitement justifiée.

La préparation des glycérés ne présente aucune difficulté, il ne s'agit que de simples dissolutions ou de mélanges dans lesqueb les doses respectives du véhicule et de la base médicamenteuse ont seules de Tintérét.

GLYCÉHÉ d'iode (gLYGÉROLÉ d'iODE).

Pr. : Iode • 1

Glycérine. . iOO

Introduisez la glycérine et Tiode dans un ballon ; chauffez ù la lampe à alcool, en agitant. (Surun.)

GLYCÉHÉ d'iODUUE DE POTASSIUM lODURÉ (gLYCÉROLÉ).

lodure de potassium 5 pi*.

Iode * 1

Glycérine 40

Dissolvez le mélange d'iodurede potassium et d*iode dans 6 grammes d'eau distillée, et ajoutez la glycérine.

GLYCÉKÉ d'amidon.

Amidon pulvérisé 10 gr.

Glycérine 150

Dans uno capsule de porcelaine, délayez l'amidon à Taide de la glycérine, et chauffez le mélange à une température modérée, en le remuant continuellement avec une spatule de porcelaine. L'opération est terminée dès que la masse présente la consistance de l'empois el est homogène.

C'est à ce médicament que MM. Cap et Garot donnaient le nom de //Z^cérat simple. Ils ont prescrit de s'en servir pour la préparation d'un certain nombre de glycérats fÊrniposés^ tels sont : les glycérata de soufre, d*io(lure de polassiumy d'extrait de belladone^ d'opium^ de ciguë, et de tannin, dont les formules se trouvent au Codex sous le nom de glycérés.

Nous répétons que ces formules ne [irésenteut aucun intérêt quant à Texéculion et que les doses mêmes sont le plus souvent magistrales

SULFATE DE SOtIDE. S07

et dëpendenl des indications particulières auxquelles le inédecin se propose de satisrairi>.

§ I. — tlLS PtrftaATITS.

t'n i;rand nombre de seU iiictalliques possèdent des propriétés purgatives; mais dans le langage liabiluel de la matière médicale, la dénomination de Keh pnryalifs val appliquée â quelques combinaisons salines du sodinni, du potassium et du magnésium. Peimi ces composés, le sulfate de soude et le sultate du magnésie sont les plus fré<jiiemment employés.

A haute dosp, ces sels agissent comme nièdicamcnts purgatifs; k dose faible, ils sont absorbés, pi'uduisent un elfet diurétique et par leur usage piulongé amènent dans l'écononiic îles modifications qui W font classer parmi les alléi'ants.

SULFATE DK SOUDE.

SO^.KaO -+■ lOHO.

ÏAi Sulfate de soude cristallisé contient 55 p. 100 d'eau, ou 10 éq. ; fe sel est incolore, inodore ; sa snveur est amère et désagréable. Il cristallise en prismes à quatre pans terminés par des sommets dièdres, et appartenant au type rhomboidal oblique. Presque toi^ours le sulfate de soude livré par l'industrie est constitué par dus masses confuses de cristaux agglomérés. Ce sel s'eflleui'il à l'air, et flnît par devenir 0|>aquc et par perdre une grande partie de son eau de cristallisation.

Le sel cristallisé soumis à l'action de la chaleur commence par se liquéfier dans l'eau de cristallisation, il se dessèche ensuite, et sous l'influoice d'une chaleur rouge assez intense, il Tond sans subir de décomposition.

La solubilité du sulfate de soude dans l'eau éprouve des variations remarquables, avec la température; elle croît rapidement depuis 0" jusqu'à + 33<',73, puis elle diminue lentement depuis celte limite jusqu'à +105", 17, température d'ébullition de la solution saturée. Voici quelques-uns des termes qui jppriment cette solubilité (Gay- Lussac) :100 parties d'eau itérodisBoIventS,OS de sel; ft + 17,91 degrés, IS,73 parties; à + S0,75 degrés, 45,05 parties; à4-3â,73degrès, 50,65 parties; à ■+- S3,9 degrés, 50,4 parties; A + 70,01 degrés, 44,55 pulies, et & + 103,17 degrés, 43,65. Le sulfate de soude est seiuiblement svluble dans l'alcool.

308 MËOICAMËNTS CHIMIQUES.

Le commerce fournit le sulfate de soude provenant de Tévaporation des eaux salines, sous le nom impropre de sel d*Epsom de Lorraine. Celni-ci est en petits cristaux confus qui imitent le sulfate de magnésie. Il est employé le plus souvent dans cet état; mais on lui fait subir quelquefois aussi une cristallisation lente de façon à Tobtenirsous la forme de prismes volumineux; il reçoit alors le nom de sel de Glauher,

Pour essayer le sulfate de soutie, ou constate que : 1" le sel sec broyé avec la potas^^e caustique, ne donne pas lieu à un dégagement dVimmoniaque; 2^ la solution dans l'eau distillée ne doit être précipitée ni par le carbonate de soude, ni par Tazotate d'argent, ni par l'acide sulfliydrique.

Le sulfate de soude purge à la dose de 10 à 60 gramnnis; son effet est rapide et de peu de durée. L'usage de ce sel peut être continué pendant longtemps; aussi on a recours à son ingestion dans les maladies chroniques de la peau ; il produit des selles séreuses.

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