‹ Traite de pharmacie theorique et pratique v. 2, 1870Chapitre 148 sur 494 · SULFATE DF: SOUDE PUKIFIÉ · texte numérisé non relu

SULFATE DF: SOUDE PUKIFIÉ

(Sel de Olauber, tel Admirable de Olauber.)

Pr. : Sulfate de soude du commerce iOOO

EaudistiUée ' 4000

On fait dissoudre le sel à la température de Tébullition, et Ton concentre la solulion jusqu'à ce qu'elle marque environ 1,180 D. =22" de Taréométre de Baume; on la filtre bouillante, et on la fait cristalliser dans des assiettes. Après 24 heures, on décante Teau-raère, et aussitôt que les cristaux commencent à s'effleurir, on les enferme dahs des vases que Ton bouche avec soin.

Bli opérant dans des assiettes, on obtient des cristaux plus nets et mieux isolés. Ceux-ci seraient plus volumineux mais confus, si la solidification du sel avail lieu dans des terrines profondes.

SEL DE GUINDRE.

Pr. : Sulfate de soude effleuri 2^ gi*.

Sel de iiitre .^0 cent.

Êmétique ^ 23 inill.

Pulvérisez et mélangez les sels.

On prend œ mélange dans de Teau ou du bouillon aux herbes comme purgatif. Les 25 grammes de sulfate de soude effleuri équivalent à environ 55 granunes de sel cristallisé.

StIlFATE DE MAGNËSIK. 909

O mélan-,'e reppési-ntc, suivant Soubeiraii, la \tTita)>Ie composition du remède spcrol comiii sons li^ nom de set de tluindre. (.e l'odex ilo l8flK ii'u jkis udoptù relie formnlc cl il a donné la suivante: Pour pivparer le sel de Guindro, pi'enez 250 grammes de suliate de soude efflonri, et mëlangi!z-lcs avec 1 gramme de cldorure de polas- Muni : divisez le mélange en treize doses.

SULFATE DE HAGNESIK.

(Sel de Bedlhi. Sel d'IpMim.)

SO-MIgO + lilO.

{*•* propriiMûs piirg^alives du sulfate de magnésie sont les mêmes (pie <:elles du snUatc de soude. On l'emploie aux mêmes doses que ce dernier; il foiine la hase de l'eau de Scdiitz. {Voy. EAUxHnênALES.^

Lesulfale de iiiagiiésie crislallisé à la lempërnturc ordinaire reuirrme 7 équivalents d'eau (51 j». 100); se.i iTislaux sont des prismes rtiomboidaui droits, incolores, litinsparcnts, inodores et doues d'niie saveur nmèro. Abandonné à l'air, le sulfate de ma^'nésie s'efflcurit; «-ependani celui du commerce n'esl pas lonjoui's cfflorescent, parce qu'il coiilienl souvent une petite (luaulitê de eblurure de magnésium. \W\ parties d'enii à zéro dissolvent 25,76 parties de sel anhydre, et jKiur chaque degré d'élévalion dans la leuipéinturo, elles en prennent <l.i78 partie; de sorte qu'à 100° elles en renfermeut 73, tî ; l'alcool ne dissout pas ce sel. l'ur, le suKatc de magnésie s'cfflenrtt incomplètement à l'air; dans li.< vide sec ou à + 100', il perd ^ éq. d'eau. Sous l'influence de la chaleur, ce sol fond d'abord dans sou eau de cristallisation et se dessèche partiellement, il retient 1 équivalent d'eau à 152" et ne devient anhydre qu'à 210°. 11 fond à la tempélatiiiv rouge.

l'industrie fournil le sulfate de magnésie sous la forme de petits prismes aiguillés ; le sulfate de soude lui a été quelquefgis entière* meut substitué ; on distingue facilement ce dernier à sa saveur, et Jt ce qu'il ne donne pas de précipité blunc par les carbonates alcalins Uais. quand on doit recomiaitre un mélange des deux sels précédents, l'essai devient plus compliqué.

Notons d'abord que le snifate de magnésie contenant du sulfate de soude, mélangé avec du chai'bon el chaulTé sur un charbon au moven du chalumeau, laisse un résidu qui, refroidi, donne, lorsqu'il est traité par un acide, «in abondant dégagement d'acide sultliydrique. La quantité de ce gaz, fi l'on opêri- avec le sulfate de ma-

313 NÉDICAIIENTS CHIMIQUES.

vant l'état liygrononiétrique de Tair. A + 15*', il se dissout dans 4* parties d'eau, et à+iOO", dans le doublede son poids d'eau ; il est insoluble dansValcool.

On Tobtient de la manière suivante :

Pr. : Os calcinés à blanc 600

Acide sulfurique à 1,84 500

Eau 1800

On délaye les os dans l'eau, et l'on ajoute au mélange l'acide sulfurique, par parties et en remuant avec une spatule. Après quelques jours, on délaye la masse dans l'eau bouillante, et Ton filtre sur des toiles ; on lave avec de IVau bouillante le dépôt resté sur les filtres. Les liqueurs réunies sont évaporées en consistance sirupeuse ; on les étend d*eau, et Ton passe de nouveau pour séparer le sulfate de chaux qui s'est déposé. La liqueur est une dissolution de phosphate acide de chaux. On ajoute dans les liqueurs une solution de carbonate de soude, jusqu'à ce que le liquide verdisse nettement le sirop de violettes. Il se dégage de l'acide carbonique, et le phosphate neutre de soude se forme, tandis qu'il se dépose du phosphate neutre de cliaui^ PhO*,2CaO,IIO ; on filtre, on lave le dépôt pour séparer entièrement le phosphate de soude dont il est imprégné, et l'on fait évaporer les liqueurs jusqu'à ce qu'elles marquent 1 ,210 dens. = 25°Ar.B. On les abandonne à la cristallisation, et on les purifie par une nouvelle cristallisation.

Les liqueurs doivent verdir le sirop de violettes, car le phosphate neutre de soude possède cette propriété. Il arrive souvent que les eaux-inéres qui surnagent les premiers cristaux sont acides ; il importe de les saturer au moyen du carbonate de soude avant de les co!]centrer et de les faire cristaUiser de nouveau.

Le phosphate de soude neutre doit être cristallisé et incolore. Sa solution dans l'eau verdit le sirop de violette et ne bnmit pas le papier de curcunia ; acidulée par l'acide azotique pur, elle ne précipite ni parle chlorure de baryum, ni par l'azotate d'argent. Si le sel est mélangé de carbonate de soude, il fait affervescence avec les acides.

Pyrophosphate de soude, — En desséchant le phosphate de soude hydraté et en le chauffant ensuite au rouge, il perd non-seulement son eau de cristallisation, mais encore sa molécule d'eau basique et se transforme en pyrophosphate de soude. Ce nouveau sel se distingue aisément du précédent parce qu'il précipite les sels d'argent en blanc au lieu de les précipiter en jaune , comme le fait le phosphate neutre. Il donne, avec les sels ferriques un dépôt coloré en jaune

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