POUDRE DE CIGUË
)n pulvérise les feuilles sèches de ciguë par contusion dans un
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mortier, en ayant soin d'arrêter la polrérisation lorsque les trois quarts de la plante ont passé à traTers le tamis.
Soubeiran a pulrérisé des feoiUes sèches et mondées de ciguë, et il a ce»sé l'opération lorsqu'un quart du poids des feuilles est resté comme résidu. Il a déterminé comparativement la quantité d'extrait sec que donnent des poids égaux de poudre et de résidu ; l'un et l'autre épuisés au moyen de l'alcool à 60^^ donnent une proportion d^extrait sensiblement identique. La poudre que Fonrecudlle, en arrêtant aux trois quarts la pulTérisation de la ciguë non mondée, est à peine différente de celle que donnent les feuilles mondées de ciguë pilées sans résidu, et l'on peut, sans erreur sensible, admettre que la poudre de ciguë correspond à son propre poids de ciguë sèche mondée.
La poudre de ciguë bien préparée doit être d'un beau vert, et posséder une odeur caractéristique très-prononcée. C'est une des formes les plus souvent usitées ; on commence par 50 centigrammes, puis on élève successivement la dose jusqu'à plusieurs grammes.
On se sert également de cette poudre délayée dans l'eau tiède pour foire des cataplasmes. — D*autres fois on prépare un cataplasme de farine de lin que l'on recouvre de poudre de dguc humectée ; dans la saison convenable, on a fréquenunent recours à la pulpe de ciguë fraîche.
EXTRAITS DE QGUË.
On prépare les extraits de ciguë par des procédés différents; les produits obtenus méritent d'être distingués avec soin, car ils ne sont pas également actifs. Le médecin qui les prescrit doit indiquer avec la plus grande attention la nature de l'extrait dont il entend faire usage.